Assainissement : dossier clos Le projet du SIEA validé

Comme vous le savez le Jabron est en souffrance (pollutions diverses à traiter dans l’urgence). Pendant que le Jabron continue sa lente dégradation les humains polémiquent .Dans un premier temps une étude a été réalisée pendant 2 ans en partenariat avec les services de l’état, le département de la DRÔME, la direction de l’eau, le SIEA. Conclusion : il faut installer une unité de traitement des boues activées (Coût 1,3 M€) valable pour 30 ans et prévue pour accepter le raccordement de 5600 habitants au réseau d’assainissement. Les 4 ha de lagunes vidées et récupérées seront aménagées

Des élus Dieulefitois contestent ce projet et se réfugient derrière le mot fourre tout de « projet écologique » pour proposer un projet alternatif peu travaillé et très intrusif pour les habitants : cette solution fantasque se nomme « séparation à la source »

Extrait du journal municipal « diverses solutions existent pour séparer à la source l’urine ou même l’ensemble des eaux usées de nos toilettes : les toilettes à séparations ou les toilettes sèches »

Image issue du journal municipal qui suscita hilarité, parfois impression de mépris et pour nous beaucoup de travail de recherche et d’information des habitants.

http://collectifcitoyen.org/wp-content/uploads/2021/03/photopipi-1.docx

L’urine collectée seule deviendrait engrais et pour les habitants de la ville « il faudrait développer sur le territoire une filière de collecte« 

L’expertise réalisée (11000€) a confirmé la non faisabilité de ce projet (ce que nous savions car les habitants refusent de gérer quotidiennement leurs excréments pour les déposer on ne sait où !). Il faudrait que 75% des habitants quittent le réseau de tout à l’égout. Les entendre avant de lancer de telles fantaisies eut été plus économique…et plus professionnel.

Deuxième proposition de certains élus dieulefitois : créer un espace de filtres plantés et aérés par un mécanisme électrique et traités comme le sont les boues du premier projet (chorure ferrique).
Ce projet peut paraitre plus poétique par la présence de roseaux mais il a de sérieux inconvénients : ils est plus cher (1,8 M€),que le projet de boues activées (1,3€) car il ne sera pas subventionné par la direction de l’eau, l’Etat, la Drôme (Confirmation le 18 mars).
De plus en cas de pollution excessive, il doit être augmenté (donc encore plus cher) car il est prévu pour 10 ans et seulement pour la population actuellement raccordée. Point de raccordement possible pour les nouvelles constructions !

Notons au passage que quelle que soit la solution retenue elle ne coûtera rien à la mairie de Dieulefit, ni à celle du Poët Laval, cette somme ayant été provisionnée par le SIEA.

Surtout si la maitrise des pollutions est insuffisante, l’expertise INSAvalor sur laquelle s’appuient les élus qui soutiennent ce projet prétendument  « écologique et économique… » prévoit le retour du projet de séparation des urines : »Il a été démontré qu’une séparation à la source en conservant la lagune dans son fonctionnement actuel ne permet pas d’atteindre les normes de rejet ; cependant la mise en place de ces solutions dans le temps… s’adapterait bien à une solution alternative d’épuration non intensive »… grâce à la mise en place de séparation à la source sur les nouvelles constructions et dans les habitats non permanents. » (extrait expertise Insavalor)

Si d’aventure vous pensez qu’il faut protéger le SIEA, structure innovante, collaborative, qui nous a permis d’échapper à Véolia et de travailller, quels que soient les élus en charge du dossier,  dans la sérénité depuis sa création.

Si vous ne rêvez pas de revenir aux toilettes au fond du jardin, ni aux toilettes à séparation d’urine dont personne ne maîtrise les dépots, ni les chaines de traitement des pathogènes… (engrais refusés en agriculture bIO)

Si vous pensez que le raccordement aux égouts doit être une solution offerte à tous les nouveaux habitants qui le souhaitent comme aux batiments collectifs (écoles, campings…) dites-le !

La manifestation trompeuse et idéologique du 26 mars devant le SIEA nous a surpris : des élus de Dieulefit manifestants contre une structure gérée par les élus du territoire : ça surprend et ça inquiète.

Soutenez ceux qui pensent qu’écologie ne rime pas avec régression et que la démocratie participative commence par entendre les habitants et à rechercher une collaboration avec les élus du territoire.

Les membres du collectif citoyen n’ont pas participé à la manifestation contre le SIEA et contre les projets soutenus par l’état, le département de la Drôme, la direction de l’eau  

Nous sommes las de la diffusion de fausses informations pour imposer un projet guère plus travaillé que le premier.
Nous sommes las de ce climat délétère qui règne dans notre contrée : toute personne qui émet un avis contradictoire subit des attaques personnelles intolérables en démocratie, et les démissions d’élus sont inquiétantes.

Il est urgent d’apaiser ce climat qui nuit gravement à l’image des élus de Dieulefit. Pensons d’abord à l’avenir de notre cité !

Club Med la grande arnaque

Passez devant le magnifique site du Club Med que nos élus auraient dû acheter lorsqu’il fut bradé. Mais on ne refait pas l’histoire…
C’est une histoire d’ailleurs éternelle, celle de nobles et de gueux.
La noblesse Dieuliftoise dirigeant un grand groupe financier se distingue sur internet par le nombre d’escroqueries à son actif.
Indisposés par la présence des gueux dans leurs jardins les nobles leur ont fermé les portes sans tambour ni trompette.
Juste un panneau : propriété privée, on fait un hôtel
Cet hôtel était un subterfuge pour prendre possession du royaume : il fut occupé par 7 personnes tous proches de la famille des nobles qui ne souhaitaient en aucun cas y voir les gueux fouler leurs terres.

Rendez vous compte : des enfants en vélo, des familles entières marchant sur les routes du parc et admirant ces 300 chambres vides quand des habitants dorment dans les rues. C’était trop !

Dehors les gueux ! Les nobles et les gueux ne doivent pas se croiser.

Pourtant les gueux ont soigneusement respecté ces lieux, ce que ne font pas les nobles qui laissent les chambres se dégrader jour après jours. Il semblerait que nous ayons même participé à la gestion du parc qui, nous dit-on, étaient entretenus par les services municipaux financés par nos impôts, ce que nous allons vérifier.

Il serait temps de cesser de s’humilier devant cette noblesse aisée qui ne participe pas à la vie de la commune : ils sont riches et se donnent tous les droits.
Ils s’accaparent ces lieux qui ont marqué histoire collective pour ne rien en faire, alors qu’il est possible de créer des activités, de l’emploi et les idées des habitants ne manquent pas.

C’est insupportable. 15 ans de tromperie ça suffit !

Réagissons ensemble et imposons comme l’on fait nos anciens les respect des Gueux et de nos patrimoines. Actions à suivre…

Que nos élus prennent leur responsabilités et mettent en place une démarche juridique avant que les gueux ne se révoltent.

CHAPITRE IV : DECLARATION DE LOGEMENTS EN ETAT DE VACANCE ANORMALEMENT LONGUE

Article L. 2244-1 (nouveau) du code général des collectivités territoriales 

L’article L. 2244-1 prévoit que le maire peut engager une nouvelle procédure pour lutter contre la vacance « anormalement longue » des logements assujettis depuis trois années consécutives à la taxe sur les logements vacants ou à la taxe d’habitation.

Alors qu’on appliquera loi !

Citoyenne pas potiche !

Le livre de mariette CUVELLIER

Préface de Coline Serreau

Depuis 19 ans Mariette Cuvellier anime le Collectif Citoyen du pays de Dieulefit. Elle a fait une pose pour consigner ses impressions dans un livre qui est actuellement diffusé et que vous trouverez dès que possible dans les librairies locales ou sur Internet.

Ces amis,

Je vous écris ce livre, pensé comme un long courrier qui vous est adressé, car j’aime par-dessus tout dialoguer avec mes concitoyens, partageant avec eux ma passion de l’égalité, du partage, de la solidarité, et mes rêves d’un monde meilleur à offrir à nos enfants. 

Ne soyez pas inquiets, je n’ai pas la prétention de vous dire ce qu’il faut penser, je laisse cette tâche aux maîtres à penser qui nous décrivent le monde à longueur de communiqués et d’antenne. Je souhaite seulement livrer le regard d’une citoyenne ordinaire, grand-mère et fière de l’être, sur notre démocratie bien malmenée par les « premiers de cordée » auxquels nous avons confié la lourde responsabilité de construire ce monde.

Nous étions nombreux à imaginer un autre monde ! Nous le désirions égalitaire, avec une place pour tous, un logement digne et la fin des morts de froid dans notre pays développé. Nous espérions que les gouvernants sauraient entendre les cris des habitants en « gilets jaunes » qui nous ont raconté, dans le froid des ronds-points, l’angoisse de fins de mois difficiles et leur désir de vivre dignement. Nous attendions des mesures de corrections fortes plutôt que des ricanements cyniques à l’encontre de ceux qui galèrent et regardent les plus aisés s’enrichir d’année en année au point de posséder beaucoup plus qu’ils ont de besoins. Nous voulions que tous les enfants aient les mêmes chances d’obtenir une place honorable, et l’ascenseur social s’est grippé sans qu’on trouve les lubrifiants nécessaires pour le remettre en marche : les meilleures places sont réservées à ceux qui n’ont connu ni les difficultés quotidiennes, ni les parents au chômage, ni la misère. 

Surtout, nous voulions laisser à nos enfants une planète propre, une terre respectée qu’on ne gave pas de CO2 et sur laquelle ils pourront vivre, respirer, sans regarder fondre les glaciers ni brûler les forêts qui les protègent. 

Je suis inquiète et je voulais vous faire partager mes inquiétudes qui furent le moteur d’un investissement citoyen qui commença en 1968 et n’eut pas de fin à ce jour.

Aussi, je vous invite à découvrir ces projets que nous avons construits à plusieurs mains sans attendre que nos édiles mettent l’ouvrage sur l’établi : 

Nos actions pour une école de la réussite, construisant en équipe une pédagogie nouvelle dans laquelle les mots clés sont l’ouverture sur le monde, l’apprentissage actif, la culture, l’accès à la parole…nous avons consacré du temps aux combats syndicaux pour améliorer les conditions de vie des enfants, les effectifs, l’espace, et la formation des enseignants.

Nous avons mis en place le soutien scolaire dédié pour les enfants en difficulté, les actions autour des valeurs citoyennes qui sont le ciment de notre société.

Nous fûmes les pionniers en matière d’accompagnement des personnes en difficulté face au numérique leur offrant un espace Internet équipé et la formation nécessaire. Nous avons créé des jardins solidaires, les rencontres citoyennes pour réfléchir ensemble le monde de demain, nous avons imposé un aménagement du territoire respectueux des habitants, et tant d‘autres actions qui nous ont permis de faire notre part dans la construction de la cité.

Surtout, nous avons forcé les portes trop souvent fermées aux citoyens qui veulent se mêler de ce qui les regarde, nous sommes entrés dans les espaces de démocratie participative qui s’offraient à nous et nous y avons appris d’autres manières de changer le monde ensemble. La tâche fut rude, mais nous sommes désormais convaincus que notre démocratie se portera mieux quand les citoyens travailleront de concert avec les élus pour construire la cité et protéger nos biens communs. Nous pouvons, nous aussi, dessiner les contours « des jours heureux » comme le fit le Conseil national de la Résistance.

Elections municipales 2020

Les élections municipales sont toujours des moments particuliers pendant lesquels les habitants reprennent contact avec la vie politique.

Le Collectif Citoyen du Pays de Dieulefit s’interroge à chaque élections pour définir une position qui respecte la pluralité de ses adhérents et qui s’articule avec ses rêves d’une société résiliente : société de partage de solidarité, d’innovation, qui protège le climat, la planète, et ne laisse personne au bout du chemin.
Par ailleurs nous voulons que la démocratie participative prenne forme dans nos communes et que les habitants soient associés aux décisions importantes pour les habitants comme pour l’avenir de nos territoires.

Des listes sont nombreuses sur notre canton et nous ne prendrons donc pas position pour l’une ou l’autre : de notre coté nous réfléchissons à ce que les citoyens peuvent attendre de leurs élus dans le cadre d’une démocratie moderne qui associe les habitants aux décisions qui engagent l’avenir des générations futures. Nous transmettrons les propositions essentielles issues de ces travaux que nous menons depuis 19 ans, aux habitants et aux candidats du canton.

Ce sont ces attentes que nous avons collectées et que nous vous soumettons, vous proposant d’enrichir le document joint de vos propositions ou de vos observation par Email : contact@collectif citoyen.org

Enfer en Amazonie

«  Nous vous écrivons car un quart de l’Amazonie, ce trésor global de biodiversité, a déjà été détruit. Si la déforestation ne cesse pas, nous parviendrons d’ici quelques années à un point de non retour avec l’effondrement de cet écosystème qui ne pourra plus assumer ses fonctions vitales pour la planète. »

C’est avec cette terrible prédiction que les populations indigènes d’Amazonie lancent un appel à la communauté internationale. Réunis dans l’alliance COICA qui regroupe villages, communautés ainsi qu’associations locales et nationales, ils demandent à l’ONU et aux gouvernements sud-américains de protéger le territoire amazonien.

Les peuples indigènes ne font pas que préserver les forêts tropicales avec leur mode de vie respectueux de l’environnement, ils agissent aussi contre leur pillage par les industries du bois et de l’agroalimentaire, les sociétés minières et les projets de méga-barrages.

Ils sont pour cela souvent menacés, poursuivis ou criminalisés. La conséquence en est de graves atteintes aux droits humains, comme l’assassinat de dix membres d’une tribu isolée par des chercheurs d’or rapporté par le New-York Times en septembre 2017.

La préservation de l’Amazonie est aussi importante pour nous : la forêt tropicale régule le climat de l’Amérique du Sud mais influence aussi celui de la planète. La déforestation à grande échelle provoque l’émission massive de CO2 et favorise les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresse, les pluies torrentielles et les violentes tempêtes.

Les organisations indigènes appellent l’ONU et les gouvernements des pays amazoniens à « agir de manière globale car la déforestation tropicale et les atteintes environnementales dans un pays affectent aussi ses voisins et toute la planète. »

Soutenez leur revendication en signant la présente pétition

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1110/urgent-soutenez-lappel-des-indiens-damazonie-a-lonu?mtu=432890544&t=3610#letter

 

Réchauffement climatique: le rapport qu’il faut lire

Un nouveau rapport indique qu’il est « hautement probable que la civilisation humaine s’effondre » en 2050Le seul moyen d’éviter ce scénario serait « une mobilisation d’urgence comparable à la Deuxième Guerre mondiale ».

Image : Mark Garlick, Getty Images

Une sombre analyse présente comme plausible l’effondrement de la civilisation humaine dans les prochaines décennies à cause des changements climatiques. Ce rapport est rédigé par David Spratt, le directeur de Breakthrough National Centre for Climate Restoration, un think tank de Melbourne, en Australie, et Ian Dunlop, qui a été cadre de Royal Dutch Shell et auparavant président de l’Australian Coal Association. Un ancien chef de la Défense nationale et commandant de la Marine royale de l’Australie en signe l’avant-propos.

Ce rapport d’analyse décrit les changements climatiques comme« une menace existentielle pour la civilisation humaine à courte ou moyenne échéance » et présente un scénario plausible des trente prochaines années, si l’on garde le cap actuel.

On y soutient que les « conséquences extrêmement sérieuses » des menaces à la sécurité causées par les changements climatiques sont dans bien des cas beaucoup plus probables qu’on le présume conventionnellement, mais presque impossibles à chiffrer parce qu’il n’y a rien sur quoi se baser dans l’expérience humaine des 1000 dernières années.

Sur la voie actuelle, prévient le rapport, « les systèmes de la planète et de l’humanité vont atteindre un point de non-retour au milieu du siècle, après lequel la perspective d’une Terre en grande partie inhabitable conduit à la désintégration des États et de l’ordre international ».

Le seul moyen d’éviter les risques de ce scénario est ce que l’on décrit dans le rapport comme « une mobilisation d’urgence comparable à la Deuxième Guerre mondiale », mais cette fois, l’accent serait mis sur la construction rapide d’un système industriel sans émission de gaz à effet de serre pour amorcer un rétablissement de conditions climatiques sécuritaires.

D’après le rapport, la trajectoire actuelle conduit à un réchauffement planétaire d’au moins 3 °C, qui déclenchera des phénomènes qui à leur tour amplifieront le réchauffement. Le résultat sera la destruction de tous les écosystèmes importants, « dont les récifs coralliens, la forêt amazonienne et l’Arctique ».

Les conséquences pour l’humanité seraient dévastatrices. Approximativement un milliard de personnes seraient forcées de migrer pour fuir des conditions invivables, et deux milliards de personnes feraient face à une pénurie d’eau potable. L’agriculture dans la zone subtropicale serait anéantie et la production alimentaire à l’échelle de la planète serait gravement affectée. Les États-nations se désintégreraient

« Même avec un réchauffement de 2 °C, plus d’un milliard de personnes pourraient devoir migrer, et dans le scénario où il serait plus élevé, l’ampleur de la destruction dépasse notre capacité de modéliser, et il est hautement probable que la civilisation humaine s’effondre », lit-on dans le rapport.

Dans l’avant-propos, l’amiral à la retraite Chris Barrie, qui a été chef de la Défense de l’Australie de 1998 à 2002 et chef adjoint de la Marine royale australienne, soutient que le rapport « présente telle qu’elle est la situation désespérée dans laquelle les humains et la planète se trouvent, et la troublante mais réelle possibilité de l’extinction de l’humanité sur Terre, de la plus horrible des façons ».

Il travaille aujourd’hui pour le Climate Change Institute de l’Australian National University à Canberra.

En entrevue avec VICE, David Spratt dit qu’une des principales raisons pour lesquelles les risques ne sont pas bien compris, c’est que les projections des gouvernements sont en grande partie trop prudentes. « Comme les menaces sont maintenant existentielles, une nouvelle approche contre les changements climatiques et dans l’évaluation des risques est requise dans l’analyse des scénarios. »

En octobre dernier, VICE a rapporté que des preuves scientifiques montrentque le rapport sur les changements climatiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) préparé pour les décideurs politiques — dans lequel on a reconnu que les conséquences seraient dévastatrices — était en fait trop optimiste.

Préparation de l’assemblée générale du collectif citoyen

L’assemblée générale est un moment d’échange important avec les adhérents. c’est une moment de démocratie vivante.
Découvrez le bilan 
d’activité, venez formuler des propositions , poser des question, et inventer la suite ensemble.

Le  Collectif Citoyen entre dans sa dix-neuvième année de bons et loyaux services. Cette association s’est créée pour lutter contre le racisme et la xénophobie,  promouvoir les valeurs citoyennes et la démocratie en 2002 et fut la création d’élus et de citoyens de Dieulefit.

Statuts-Collectif-Citoyen-1

Notre première création collective furent les Rencontres Citoyennes : chaque année un thème est retenu et les associations partenaires sont associées pour réfléchir le monde que nous voulons solidaire et généreux : Osons la fraternité fut le thême des rencontres avec une forte participation aux ateliers participatif comme aux conférences : 480 participants

 


Comme chaque année une grande place fut offerte aux enfants : théâtre de marionnettes, contes, jeux manège, jeux de bois : 250 participants

Le Collectif Citoyen ne gère plus les projets solidaires : C’est avec tristesse que le collectif citoyen a été contraint de passer la main sur les activités solidaires qui furent construites d’années en année, avec beaucoup de travail, beaucoup d’énergie.

Rappel de nos créations solidaires :

L’Espace public internet : parce que le numérique imposé à tous exclut de nombreux habitants qui ont besoin d’accompagnement

Un  lieu partagé ouvert aux habitants, aux professionnels et aux associations qui le souhaitent ( Nommé Tiers lieu par nos financeurs)

L’accompagnement scolaire aux HLM, en ville, au Collège et prochainement dans des villages partenaires

Les jardins à partager et les bacs en permaculture pour réinventer une autre manière de se nourrir

Le cinécitoyen pour une enfance culturelle, respectueuse des règles du bien vivre ensemble

La municipalité de Dieulefit estime que l’ engagement citoyen et militant de notre association n’est pas compatible avec ces responsabilités :  le maintien des subventions a été conditionnées par le départ du Collectif Citoyen, et nous avons abandonné toutes nos responsabilités pour protéger ces belles réalisations qui ne peuvent perdurer sans soutien des puissances publiques (un salaires d’animateur informatique, c’est 20 000 euros l’an, un local, chauffé avec internet et tout le matériel, c’est 10 000 euros l’an)

L’activité a perduré cette année grâce au soutien de la communauté de commune, aux dons, à la CAF.
Désormais l’association Le Lien26 sera seule en charge de ces projets et la réussite de cette nouvelle aventure dépendra de la participation des puissances publiques. Merci à cette nouvelle équipe qui protège, par son investissement, les créations qui furent le nôtres et qui sont indispensables aux habitants comme à la cohésion sociale.

Le Collectif citoyen continue ses activités dans deux domaines :

L’éducation populaire (conférences débats, films, culture, en directions des adultes et des enfants) autour des valeurs citoyennes et du bien vivre ensemble.

Démocratie participative : réflexions sur des sujets de société dont les conclusions sont transmises aux élus qui peuvent, s’ils le souhaitent, s’en saisir.

La protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique : informations, manifestations propositions aux élus sont au centre de notre projet citoyen

Bilan 2018

Action pour le climat avec Irrizina et film animé par les réalisateurs

 Manifestations en vélo avec les jeunes de « Peuples liés et Alternatiba : 200 participants

Une conférence débat sur le Yemen : la salle guerre qui fait tant de victimes : 40 participants

 

Une belle  journée autour de handicap : film et témoignages de personnes confrontées au problème de le Trisomie : 250 participants

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Une exposition pour dire notre solidarité totale avec les personnes en situation d’immigration forcée et notre tristesse de les voir si mal accueillies dans notre pays des droits de l’homme.

Lors des Rencontres citoyennes 2018, le Collectif a remis un chèque 100 € en soutien à l’initiative de Hanna Koch et de ses amis qui ont organisé une collecte de couvertures, vêtements … pour les réfugiés du camps de Calais et ont convoyé ces dons jusqu’à Calais.

Les débats citoyens

Un atelier citoyens sur la mobilité : 40 participants

CR mobilité CC 19-01-07

Deux  ateliers citoyens sur la démocratie : collecte de paroles et propositions aux élus du territoire : 80 participants

réunion  democratiedémocratie 2 Démocratie locale3

Un film suivi d’une conférence débat avec Laurent Auclair sur les démarches communautaire pour une bonne gestion de l’espace au Maroc : 120 participants

et beaucoup de projets à venir découvrir lors de l’assemblée générale

Le collectif citoyen porte des gilets jaunes, rouges, multicolores

Quand la colère prend des couleurs

Le collectif citoyen a respecté la demande des » gilets jaunes » qui revendiquent une totale indépendance avec les mouvements organisés.
Cependant, les messages  que nous portons sont ceux qui s’expriment aujourd’hui sous d’autre formes.

Aussi, nous exprimons par ce message,  la solidarité avec ceux qui parlent aujourd’hui de  leurs difficultés et proposent comme nous une autre manière de faire société.

40 000 immigrés dorment au fond de la mer

Exposition réalisée par le Collectif Citoyen
Lisez la si belle lettre de Cedric Herrou, lue à Alternatiba Bayonne et avec son accord pour une large diffusion.

Chez moi en Roya, les cris de nuit ont disparu.
Les faisceaux lumineux violant la douceur de la nuit ont disparu aussi .
La nuit est calme comme avant, l’avant-tourmente, l’avant quand tout était normal. Plus de gamins arrivant comme le vent sans prévenir après des mois voire des années d’errance entre guerres, mers et déserts.
Je n’ai plus de regards venant d’Afrique étincelés par la volonté de vivre.
La sensation de réconfort de les savoir arrivés chez moi sains et saufs a disparu.
Le tour est bien joué, plus besoin de sévir à Vintimille, à Menton ou ici dans ma vallée.
Le flux, les flots, les sourires, les yeux étincelants d’avenir resteront loin.

Les larmes salées sont désormais leur univers.
Je les imagine calmes sans bouger, le regard profond, cherchant le fond.

Là-bas plus de sens, plus d’envers ni d’endroit, plus de haut ni de bas.

Là-bas plus de larmes, plus de guerre, plus de torture, là-bas tout est calme.

L’Europe aura trouvé la solution ; loin des yeux, loin du cœur. Le flux restera au milieu des flots. La mer méditerranée étouffera peut-être notre silence.
Ma mer, celle de mes frères italiens, tunisiens, portugais ou marocains n’aura plus jamais la même odeur. Je suis né proche d’elle, j’ai grandi avec elle, maintenant quand je la goûte elle a le goût des larmes, je ne sais pas si c‘est elle qui pleure ou bien si c’est moi, ou alors est-ce les larmes de ses nouveaux enfants morts dans l’indifférence.
Ma pauvre mer est accusée d’avoir noyé une partie de l’humanité. Elle est suspectée de crime contre l’humanité.

Ma mer, les jours passeront et je continuerai à te défendre, tu resteras pour moi ni complice ni coupable, tu resteras témoin de l’indifférence.
Je garderai la conviction de ton innocence mais je ne pourrai plus me laisser porter par ta douceur, ni me laisser bercer par tes vagues,  car elles sont pour moi la résonance de ces dizaines de milliers de cœurs éteints, de ces poumons gorgés de toi.
Prends soin de moi, venge toi tant que tu pourras, même sur moi si tu le veux.
Avale moi, broie moi, mélange moi à toi, montre nous que tu es notre mer à tous, que ton rôle est de nourrir l’humanité non de l’avaler.
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J’aurais voulu être toi, j’aurais voulu être tes vagues violentes pour recracher ces milliers de corps en décomposition sur les responsables de ce crime contre la vie. J’aimerais que l’odeur putride embaume ces hommes gris aux sourires froids, j’aimerais enduire de viscères  en décomposition ces députés, ces ministres, et ces préfets. Ici l’odeur est bien trop douce pour eux. Le monde est injuste, les coupables aux mains propres se déculpabilisent avec cette devise « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », mais la misère je la vois dans leurs yeux, ils sont la misère-même, la misère capable de tuer une partie de l’humanité le sourire aux lèvres. Votre effroyable cynisme rend l’humanité hideuse.
Mais là nous sommes des dizaines de milliers, ici, ailleurs des millions, nous sommes le peuple de la méditerranée. Nous sommes sa voix qui ne cessera de crier, de dénoncer. L homme ne sera pas l ennemi de l’homme car nous resterons humanité .