Invitation aux Rencontres , appel aux dons

2017-Bulletin-Appel-a-Don

DSC_9153DSC_9085

 

 

 

Bonjour,

Le Collectif citoyen organise les 16èmes Rencontres citoyennes du pays de Dieulefit dans la semaine du 10 au 15 octobre.

Vous trouverez en PJ le programme de ces Rencontres auxquelles nous vous invitons.

Nous souhaitons que ces Rencontres soient l’occasion pour les habitants du pays de Dieulefit de venir échanger des idées, lors des débats et des ateliers proposés et de partager des moments de convivialité autour des spectacles.

Cette année le Collectif s’associe avec plusieurs associations ou organisations, qui animeront des ateliers ou tiendront des stands d’information sur les actions qu’elles mènent.

Le samedi après-midi, à la Halle, les Rencontres accueilleront les producteurs de « Champs Libres« , qui organisent ce jour-là leur fête annuelle.

Nous sommes persuadés que ces partenariats feront de ces 16èmes Rencontres une réussite, et nous serons heureux de vous y retrouver.

Les Rencontres citoyennes ont pu exister depuis 2002 parce que chaque année le public était au rendez-vous et parce que nous avons toujours voulu que le choix de nos débats ne soit pas partisan. Leur succès tient à la qualité et à la diversité des intervenants et à la mobilisation et à la gentillesse de ses bénévoles.

Les Rencontres ont toujours été gratuites pour être ouvertes à tous et le Collectif citoyen ne reçoit plus aucune subvention pour leur organisation. C’est un gage d’indépendance, mais nous devons, dans ces conditions, faire appel à la générosité de notre public et de ceux qui nous soutiennent.

Vous trouverez en PJ une fiche APPEL à DON, que vous pourrez nous retourner par courrier ou nous remettre lors des Rencontres.

Nous vous remercions par avance pour votre présence à l’occasion des Rencontres 2017 et, si vos moyens le permettent, pour votre solidarité financière.

Bien amicalement

L’équipe d’organisation des Rencontres citoyennes 2017,

 

Osez prendre la parole

Le collectif Citoyen a 15 ans et nous avons décidé de nous poser, pour réfléchir l’avenir avec vous. 

 Rêves de démocratie : redonner une clé de la cité aux citoyens

ouvrir-la-porte-de-la-démocratie

C’est le projet de l’année 2017 ! Un beau projet citoyen !

Consultez l’enquête participative 

questionnaireV3

Un peu d’histoire

Notre association loi 1901 est née il y a quinze ans sur une inquiétude : En 2002 notre société nous est apparue  bien malade et nous nous sommes portés à son chevet  en construisant d’autres manières de vivre ensemble, de partager, de dialoguer.

Quelle aventure que de faire vivre un collectif aussi divers que le notre, dans une société aussi cloisonnée et aussi conflictuelle ! Nous avons réussi ce pari et traversé les tempêtes et nous en sommes fiers.

Aujourd’hui, le Collectif Citoyen se stabilise avec une lisibilité financière très courte et des ambitions sociales, solidaires, éducatives, culturelles qui restent fortes.

Mais, nous comptons bien avancer, réussir le pari d’être une association qui permet à chacun de s’exprimer, de partager, d’aider, d’accompagner, de rêver, bref tout ce qui est indispensable pour faire société.

Cet enjeu est d’autant plus important aujourd’hui, que nous subissons l’avancée des idées nauséabondes qui font exploser les sociétés, et des ruptures importantes qui laissent de plus en plus de gens et de jeunes au bord du chemin.

Plus que jamais, nous devons offrir a nos concitoyens des messages de paix, de respect, de fraternité, de liberté.

Plus que jamais, nous devons ouvrir des espaces de parole, d’expression et de participation citoyenne, parce que la cité appartient à tous et que chacun doit et peut y être acteur. Encore faut -il que les portes soient ouvertes et que nos représentants consentent à nous entendre !

Ouvrir le portes, libérer la parole,  c’est ce que nous faisons à travers les rencontres citoyennes, le cinécitoyen dans les écoles, mais aussi à travers l’enquête que nous  avons réalisée, en partenariat avec la Caisse d’allocation familiale qui soutient nos actions.

Alors, nous nous mettons à la tâche en collectant la parole des habitants via une ENQUETE PARTICIPATIVE.
Remplissez l’enquête déposez-là au Collectif Citoyen 45 rue du Bourg ou aux HLM

Les résultats seront transmis aux habitants et aux élus lors d’une réunion publique et nous tracerons ensemble les projets à construire pour notre cité.

A vos crayons !

Appel des jeunes pour l’emploi

Plus de 500 000 personnes se sont mobilisées partout en France le 9 mars dernier pour demander le retrait du projet de loi « Travail ». Parmi les manifestant.e.s, ce sont près de 100 000 jeunes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s et jeunes travailleu.se.rs, privé.e.s d’emploi qui sont descendu.e.s dans la rue avec une détermination qui ne cessera de s’accroitre pour obtenir de meilleures perspectives pour la jeunesse, un emploi choisi, stable et de qualité ainsi que le maintien des garanties collectives. 

Dans la lignée de cette forte mobilisation, nous appelons tous les jeunes à une nouvelle journée d’action le 17 mars prochain pour exiger le retrait sans conditions de ce projet de loi régressif, et porter haut et fort nos contre-propositions pour lutter contre le chômage et garantir à tou.te.s un droit à un avenir stable : 

  • Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. La fin de la discrimination par l’âge dans le calcul de la rémunération des apprenti.e.s. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

  • La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

  • En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela, en s’organisant au sein des lycées, universités, quartiers et entreprises, nous appelons tou.t.es les jeunes à amplifier le mouvement et à se mobiliser massivement le 17 mars prochain, ainsi que lors des futures échéances, notamment lors de la journée de mobilisation générale appelée par l’intersyndicale au niveau national le 31 mars.

Alternative libertaire, CGT jeunes, DIDF, Ensemble, FIDL, Génération précaire, JC, Jeunes écologistes, JOC, Maison des potes, MJS, MRJC, Nouvelle Donne campus, NPA, Osez le féminisme !, PG, Solidaires étudiant-e-s, SOS racisme, Syndicat général des lycéens, UEC, UNEF, UNL

Nous pourrions aider nos concitoyens !

Sauver-des-viesArrivée de familles et d’enfants sans logis sans amis sans école

PB070218300 chambres libres à Dieulefit : les financiers nous ont volé le plus beau patrimoine Dieulefitois. On a de la place !

Soyons justes au pays des justes !
. Au nom de « l’extrême urgence » de la situation des migrants et des tensions croissantes dans le Calaisis, la préfecture a ordonné aux migrants vivant sur la zone sud du bidonville de Calais de quitter les lieux.

Pourquoi vous opposez-vous à l’évacuation d’une partie de ce bidonville ?

François Guennoc Nous ne voulons pas maintenir le bidonville, qui n’est évidemment pas une solution durable. Mais nous sommes très opposés à l’éviction qui se prépare. Les solutions offertes aujourd’hui sont insuffisantes en quantité et en qualité. Il n’y a que 300 places disponibles dans le camp de conteneurs installé par l’État, qui s’apprête à évacuer 3 450 personnes de la zone sud du bidonville, selon notre propre recensement. Et l’on ne peut se satisfaire de ces conteneurs, où l’on ne peut rester que debout ou allongé. Il n’y a pas d’espace intime ou de convivialité, ni de vie culturelle ou religieuse. Beaucoup de migrants ne veulent y aller. Quant aux départs vers les centres d’accueil et d’orientation (CAO), disséminés sur le territoire, ils se font au compte-gouttes, environ une centaine par semaine.

Pourquoi ?

François Guennoc Les informations circulent vite entre les réfugiés. Beaucoup savent désormais que ces centres se situent, pour la plupart, dans des zones isolées, et ne leur sont proposées que pour une courte durée. Certains CAO, il faut le dire, fonctionnent bien, avec une forte présence d’associations qui accompagnent les migrants dans leur projet : demander l’asile, repartir au pays, travailler le rapprochement familial avec un proche en Grande-Bretagne… Mais ce n’est pas le cas partout. Certains préfets ont sorti les réfugiés des CAO pour les mettre à l’hôtel sans le moindre accompagnement avant de les placer en centre de rétention. Une partie d’entre eux sont expulsables, en vertu du règlement de Dublin, et peuvent être renvoyés vers le premier pays d’entrée dans l’Union européenne. Les réfugiés ont peur de cela. Un des problèmes qui nous préoccupe le plus, c’est la situation des 400 mineurs non accompagnés de la « jungle ». L’État ne prévoit pas la scolarisation des enfants dans le centre Jules-Ferry, ni dans les conteneurs.

Bernard Cazeneuve, qui a visité hier un CAO, a rappelé que « l’État n’avait jamais déployé autant d’efforts humanitaires » à Calais.

François Guennoc On ne peut le nier. L’ouverture du centre Jules-Ferry pour accueillir les femmes et les enfants, la distribution d’environ 2 000 repas par jour, la mise à disposition de douches, de points pour recharger les téléphones, c’est positif. Mais évacuer la zone sud, où se trouvent les deux tiers de la population du camp, ne va pas améliorer le problème, mais le disperser. Certains migrants vont se réfugier dans des maisons vides à Calais, d’autres vont se cacher dans les bois, dans les dunes ou grossir d’autres camps de la région. Près de 60 personnes sont arrivées en deux jours à Norrent-Fontes et d’autres ont déjà rejoint Isbergues. D’autres iront à Dieppe ou Zeebruges. Cela ne fera qu’entraîner de la violence. À chaque fois, c’est la même chose. Les policiers mobilisés sur le bidonville ne peuvent être mobilisés pour assurer la sécurité publique, explique la préfète, mais ces mêmes policiers seront contraints, après l’expulsion, de faire la chasse aux migrants pour les empêcher de planter une tente, d’investir une maison vide… Le gouvernement a une approche médiatique et politique. Il va dans le sens de ce que demande une partie de la population calaisienne, de la droite et de l’extrême droite, en répondant par la force, et ce afin de montrer qu’il maîtrise la situation. Il veut prouver sa politique dite « de fermeté et d’humanité ». L’humanité, c’est les conteneurs, les CAO et le centre Jules-Ferry, et la fermeté, c’est l’expulsion. Mais les arrêtés d’expulsions à répétition ne font pas de véritables solutions. On ne fait pas une politique à coup de bulldozer.

Que faudrait-il faire ? Les laisser passer en Grande-Bretagne ?

François Guennoc Ceux qui veulent toujours passer en Grande-Bretagne ont de bonnes raisons de le faire. Ils parlent anglais, et non français, et ont bien souvent des parents ou des amis déjà installés là-bas. Ils savent également qu’ils ont plus de chance de trouver un travail et de s’intégrer outre-Manche qu’en France, où l’accueil ne leur donne clairement pas envie de rester. Une solution durable ne sera donc qu’européenne. Il faut revoir les accords de Dublin et renégocier les accords du Touquet, en particulier pour régler la question des mineurs isolés. Lorsqu’ils ont de la famille en Angleterre, ils devraient bénéficier d’une prise en charge et d’un billet de ferry pour traverser la Manche.

Et que doit faire l’État à Calais ?

François Guennoc Pour résoudre le problème, il faut d’abord suspendre l’expulsion, et mettre tout le monde autour de la table. Des solutions existent. Elles sont prévues par nos textes, et des préconisations ont récemment été effectuées par le Défenseur de droits. L’État doit les mettre en place en travaillant avec les associations, et non en détruisant leur travail. C’est grâce à elles, et aux 6 000 bénévoles venus dans la « jungle », que l’on retrouve dans la zone sud le plus d’accès aux droits, de services pour aider les migrants, des écoles, une maison des femmes, etc. Nous ne pouvons accepter qu’il détruise tout ce travail. Plutôt que de mépriser le travail des associations, ou de les utiliser, l’État ferait mieux de travailler avec elles pour supprimer le bidonville, mais en prenant le temps nécessaire pour trouver de vraies solutions.

François Guennoc est Secrétaire de l’Auberge des migrants

 

Les pistes d’économistes pour faire baisser le chômage

LE MONDE ECONOMIE |   • Mis à jour le  |Par  Béatrice 

Le président de la République doit présenter, lundi 18  janvier, de nouvelles mesures pour, enfin, « inverser la courbe du chômage », comme il s’y était engagé. Une fois de plus, pourrait-on dire, tant les plans se succèdent depuis plusieurs décennies pour lutter contre ce fléau  : politiques de relance de la demande par la dépense, augmentation du niveau d’études, emplois aidés, emplois jeunes, aides aux entreprises sous la forme d’une diminution des charges, formation des chômeurs, développement de l’apprentissage…

Et pourtant, malgré ce déploiement considérable de moyens, avec 10,6  % de sa population active sans emploi en janvier, la France ne parvient pas à résorber le chômage. Parmi les grands pays occidentaux, c’est aujourd’hui l’un des seuls à ne pas avoir réussi à le faire baisser durablement. Alors, que se passe-t-il  ? De nombreux économistes se sont penchés sur le sujet pour tenter de comprendre d’où vient cette spécificité française.

Lire aussi : Emploi : les patrons réclament un « électrochoc »

La démographie n’est pas étrangère à la situation  : « Le chômage en France est élevé de manière structurelle  », affirme Stéphane Carcillo, professeur associé au département d’économie de Sciences Po. « Le maximum a été atteint en 1997, avec 10,8  % de chômage, et là on est à 10,6  %. On est très rarement descendus au-dessous de la barre des 8  %. » Pourquoi  ? « En France, il arrive chaque année 30  % de jeunes de plus sur le marché du travail qu’en Allemagne  », souligne Michel Abhervé, professeur associé à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée. Ce phénomène se double d’un autre élément majeur  : les Français partent – ou devraient partir – à la retraite de plus en plus tard. Au-delà, les experts sont globalement d’accord pour dire qu’il ne sert à rien de dépenser « plus  », mais qu’il faut dépenser « mieux  », et qu’il est possible d’agir sur certains leviers.

 Abaisser le coût du travail

« Aujourd’hui, en France, le coût du travail au niveau du salaire minimum est encore ennemi de l’emploi  », tranchent Pierre Cahuc et André Zylberberg, respectivement directeur du laboratoire de macroéconomie du Centre de recherche en économie et statistique (Crest) et directeur de recherche émérite au CNRS. Selon l’OCDE, le salaire minimum brut était, en 2013, le plus élevé des pays membres après le Luxembourg  : 10,6 dollars (9,7 euros) l’heure contre 7,85 au Royaume Uni et 9,69 en Allemagne. Certes, de très nombreux dispositifs sont déjà venus alléger le coût du travail pour les entreprises  : exonérations de charges, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), pacte de responsabilité… N’en déplaise à ceux qui dénoncent les « cadeaux » ainsi faits aux entreprises, les allégements de charges « doivent être poursuivis et amplifiés tant que le salaire minimum détruit des emplois », ajoutent les deux chercheurs.

Autres pistes : « Subventionner certaines embauches  »créer un impôt négatif sur les bas salaires ou redistribuer du revenu par le biais du RSA (revenu de solidarité active). Faute de quoi, le smic peut avoir des conséquences opposées à celles recherchées, puisqu’il accroît les inégalités en empêchant l’accès à l’emploi, notamment pour les chômeurs les moins qualifiés (50  % des demandeurs d’emploi n’ont pas le bac).

LE SMIC PEUT AVOIR DES CONSÉQUENCES OPPOSÉES À CELLES RECHERCHÉES, PUISQU’IL ACCROÎT LES INÉGALITÉS EN EMPÊCHANT L’ACCÈS À L’EMPLOI.

Yannick L’Horty, professeur d’économie à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée, va plus loin  : non seulement le coût du travail est un frein à l’embauche, mais il s’ajoute « à l’insécurité sur le coût d’une éventuelle séparation  ». A cet égard, la volonté manifestée par le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, d’encadrer le montant des indemnités prud’homales va plutôt dans le bon sens. Notons d’ailleurs que la complexité juridique du contrat de travail – y compris des conditions de sa rupture – reste un obstacle à l’accès à l’emploi.

Mieux cibler la formation

Former 500 000 chômeurs, comme le prévoit François Hollande  ? Si tant est que ce soit réalisable, les économistes sont sceptiques sur l’efficacité d’une telle mesure. Jamais, pointent-ils en effet, le niveau global d’éducation d’une génération n’a été aussi élevé, et pourtant le chômage n’a jamais été aussi fort.

JAMAIS LE NIVEAU GLOBAL D’ÉDUCATION D’UNE GÉNÉRATION N’A ÉTÉ AUSSI ÉLEVÉ, ET POURTANT LE CHÔMAGE N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI FORT.

Certes, le lien est établi entre le niveau d’études et la capacité à entrer sur le marché du travail. Mais encore faut-il que les formations correspondent à un besoin, ou encore qu’elles répondent à l’évolution des métiers, ce qui est loin d’être toujours le cas en France, comme le démontre l’économiste Mathilde Lemoine dans son rapport pour la fondation Terra Nova (Entrer et rester dans l’emploi, un levier de compétitivité, un enjeu citoyen, juin 2014, Fondation Terra Nova).

Stéphane Carcillo, lui, fait le constat que la formation coûte extrêmement cher : 30 milliards d’euros, trois fois plus que le budget total de l’emploi. Pour quel résultat  ? « On ne sait pas très bien où va cet argent, le système n’est pas du tout évalué  », souligne le chercheur. « Il est généralement plus efficace d’intégrer ces personnes dans l’emploi en réduisant le coût de leur travail  », jugent MM. Cahuc et Zylberberg.

Les préconisations vont toutes dans le même sens  : réorienter les dépenses publiques de formation vers les très jeunes enfants, dans les populations les plus défavorisées, en interaction avec le milieu familial ; et ensuite vers les programmes ciblés, avec un suivi long et coûteux des bénéficiaires, ce qui suppose d’en finir avec le saupoudrage des aides. Et, pourquoi pas, « laisser les entreprises former les gens en fonction de leurs besoins, comme aux Etats-Unis  », comme le remarque Stéphane Carcillo.

Lire aussi : Le plan « 500 000 formations » de Hollande : un air de déjà-vu

Réellement valoriser l’apprentissage

Depuis Raymond Barre, le premier à l’avoir mis au menu en 1979, rares sont les gouvernants qui n’ont pas mis en avant l’apprentissage comme l’une des clés de l’emploi des jeunes. Effectivement, l’apprentissage se révèle relativement efficace  : il permet d’améliorer d’environ 10 % l’insertion et l’intégration des jeunes sur le marché du travail.

Mais la comparaison avec l’Allemagne, sans cesse montrée en exemple, trouve ses limites. D’abord parce que les tensions sur le marché du travail et le vieillissement de la population outre-Rhin font que les entreprises y ont besoin d’embaucher et de former des apprentis. Ensuite parce que, dans les pays où l’apprentissage fonctionne bien, les référentiels de diplômes et les formations sont organisés par les entreprises et plus tournées vers les aspects techniques qu’en France.

Lire aussi : Sur le front de l’emploi, des échecs à répétition

Les professionnels sont beaucoup plus impliqués dans le processus et, d’ailleurs, les jeunes passent trois fois plus de temps dans l’entreprise qu’en France. Ainsi, «  en Allemagne, le jeune est un investissement pour l’entreprise, alors qu’en France, quand ils pensent apprentissage, beaucoup de patrons pensent en réalité coût du travail  », déplore Bertrand Martinot, économiste, ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle.

L’image de l’apprentissage en France, malgré les coûteux efforts déployés pour en faire la promotion, reste mauvaise  : il continue à résulter d’une orientation par l’échec, alors qu’en Allemagne ce sont plutôt des bons élèves qui sont amenés dans cette voie. Le rôle de l’éducation nationale est ainsi pointé du doigt  : peu soucieuse de valoriser l’apprentissage, l’institution préfère investir dans les lycées professionnels.

Lire aussi : Le plan de formation des chômeurs suscite des réserves

Laisser plus de place aux nouveaux acteurs

Les files de taxis bloquant le périphérique parisien pour s’opposer à l’arrivée de nouveaux acteurs en est un exemple frappant : lorsqu’il s’agit d’économie, la France est malthusienne. « Les entreprises installées empêchent les entreprises jeunes de se créer et de croître  », constate Francis Kramarz, directeur du Crest, professeur de sciences économiques à l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique et à Polytechnique.

LE PROBLÈME N’EST PAS CELUI DE L’INITIATIVE, MAIS CELUI DE LA CROISSANCE

Pourtant, la France regorge de start-up. Le problème n’est donc pas celui de l’initiative, mais celui de la croissance. « Or, poursuit Francis Kramarz, ce ne sont pas les toutes petites entreprises qui créent des emplois, mais les entreprises jeunes appelées à grossir ou à mourir. » Le manque de concurrence participe de cet assèchement  : « Un certain nombre de métiers souffrent de blocages corporatistes, ce qui réduit les emplois potentiels  », constate Stéphane Carcillo, qui souligne qu’« augmenter la concurrence ne coûte rien  ». Des progrès sont accomplis dans ce domaine depuis quelques années, mais il reste encore beaucoup à faire dans certains secteurs.

Lire aussi : « Réduire l’incertitude sur les licenciements favorise l’emploi »

Rendre l’assurance-chômage plus incitative

Au risque de soulever l’ire des syndicats, plusieurs experts n’hésitent pas à avancer l’hypothèse que l’assurance-chômage est l’une des causes du maintien d’un chômage élevé en France. Non seulement la durée maximale d’indemnisation (24 mois sans dégressivité, 36 mois pour les seniors) est l’une des plus élevées au monde, mais encore n’encourage-t-elle pas assez la reprise d’activité. « Il apparaît que la France n’a pas un système de sanctions particulièrement sévère en cas de refus d’offre d’emploi ou de formation, notamment en comparaison des pays d’Europe du Nord  », conclut Pierre Cahuc.

« Les gens ne devraient pas pouvoir tout refuser  », affirme de son côté Francis Kramarz, qui estime que ce problème « a été résolu en Allemagne avec les lois Hartz [adoptées entre 2003 et 2005] ». Quant à l’arsenal de mesures (prévention, accompagnement…) qui doit permettre d’amortir les plans sociaux, l’économiste le trouve « plus néfaste qu’autre chose, car ces mesures nuisent à la pro-activité des salariés  ».

L’IDÉE N’EST PAS DE DÉMANTELERL’ASSURANCE-CHÔMAGE MAIS DE MIEUX L’ORGANISER ET LA RÉPARTIR

L’idée n’est pas de démanteler l’assurance-chômage mais de mieux l’organiser et la répartir. En effet, elle ne bénéficie aujourd’hui qu’à un chômeur sur deux, car elle exclut les jeunes qui n’ont jamais travaillé et les seniors arrivés en fin de droits. Le dispositif pourrait aussi tenir compte du contexte global, par exemple en raccourcissant la durée d’indemnisation quand la situation économique s’améliore.

Simplifier et évaluer les dispositifs

Au fil des années et des plans, les dispositifs de lutte contre le chômage forment un système d’une extrême complexité, illisible. Et malgré l’existence du Conseil d’analyse économique, du Conseil d’orientation pour l’emploi, du Conseil économique social et environnemental et autres institutions chargées d’évaluer les politiques publiques, « on assiste, depuis quarante ans, à un va-et-vient de mesures sans aucune évaluation digne de ce nom  », affirment Pierre Cahuc et André Zylberberg.

« ON ASSISTE, DEPUIS QUARANTE ANS, À UN VA-ET-VIENT DE MESURES SANS AUCUNE ÉVALUATION DIGNE DE CE NOM  », AFFIRMENT LES ÉCONOMISTES PIERRE CAHUC ET ANDRÉ ZYLBERBERG

C’est d’autant plus regrettable que certaines mesures peuvent se révéler contre-productives. Comme le cas des emplois aidés dans le secteur non marchand, in fine « catastrophiques  » pour les jeunes  : deux ans après, les bénéficiaires ont moins de chances d’être dans l’emploi que les autres !

Les acteurs eux-mêmes (y compris les quelque 30 000 conseillers de Pôle emploi) s’y perdent. « Aujourd’hui, reconnaît Bertrand Martinot, pourtant ancien délégué à l’emploi et à la formation professionnelle, si un patron vient me voir, je suis incapable de lui donner le coût de son apprenti. » Une simplification drastique des aides s’impose, de même qu’un « arrêt sur image  » pour analyser les dispositifs existants, conserver ou généraliser ceux qui fonctionnent et supprimer les autres.

Alors, va-t-on, en France, prendre le problème du chômage à bras-le-corps et s’attaquer, enfin, aux vraies difficultés ? Les experts ne semblent pas entrevoir le bout du tunnel. « On a trouvé un équilibre social qui peut durer encore quelques années, constate Bertrand Martinot. La preuve, la société n’a pas explosé. » Francis Kramarz va plus loin  : « Les gens se bougeront quand on aura 20  % de chômage. D’ici là, il n’y a pas de raison que les élites ou la classe politique, qui ne sont pas touchées, sortent de leur indifférence. » Yannick L’Horty, lui, estime qu’« on n’a pas encore atteint le fond de la piscine  » et rappelle qu’il a fallu que l’Irlande atteigne, en 1987, un taux de 20 points de chômage environ pour mettre sur pied un « pacte national ».

Lire aussi : L’Europe a sacrifié sa jeunesse sur l’autel de l’austérité

À voir aussi
Les principales annonces de François Hollande pour l’emploi

L’avenir de notre alimentation se joue à l’Assemblée nationale !

 

La proposition de loi visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation, portée par Brigitte Allain et signée par l’ensemble du groupe écologiste sera examinée jeudi 14 janvier en séance publique.

Après une adoption comportant peu de changements en Commission des affaires économiques fin décembre, Brigitte Allain compte sur tous les groupes politiques pour voter une loi exigeante et porteuse d’avenir pour les générations futures.

La proposition de loi est conduite dans la lignée de la Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, qui fait de l’ancrage territorial un des piliers de la politique alimentaire. De nombreuses collectivités sont déjà engagées dans une démarche responsable.

Elle traduit aussi en actes les engagements du Président de la République pris lors de la Conférence environnementale en 2014 de porter à 40% les produits bio et locaux dans les cantines de notre pays en 2017. Ces promesses répondent à une exigence de la société. Selon une enquête de juillet 2014 de l’Agence bio, 68% des parents et 53% des salariés veulent voir plus d’aliments biologiques dans l’école de leurs enfants ou sur leur lieu de travail.

A travers 5 articles, le texte cherche à créer une dynamique de production agricole durable et de consommation locale. Elle joue sur la demande en contraignant les restaurants collectifs publics (cantines, hôpitaux, restaurants de collectivités, etc.) à se fournir à hauteur de 40% en produits durables (locaux, bio, de qualité). Mais elle traite aussi de l’offre de produits durables, en posant l’alimentation comme composante d’une politique régionale. Les élus avec les agriculteurs, citoyens, parents d’élèves, sont appelés à construire ensemble des projets alimentaire territoriaux pour une meilleure gouvernance alimentaire locale.

Pour plus d’informations

Retrouvez l’infographie qui explique la loi en quelques mots, en cliquant ici.

Retrouvez le dossier législatif ici :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/ancrage_territorial_alimentation.asp

La proposition de loi :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/ta-commission/r3355-a0.pdf

 

Les biens communs, un « nouveau narratif » pour le XXIe siècle

Les biens communs, un « nouveau narratif » pour le XXIe siècle

 

Les biens communs : un thème à la mode dans les milieux universitaires et intellectuels. Mais en plus d’être un concept porteur d’espoir, les biens communs s’incarnent déjà dans des pratiques concrètes que des militants, des élus et des entrepreneurs font vivre chaque jour. Lors de la dernière Rencontre de Reporterre, un débat animé a eu lieu pour comprendre en quoi ce concept et ces pratiques constituent un nouveau chemin pour le XXIe siècle. Le voici restitué en vidéo.

Niché en haut de la rue Ménilmontant dans le 20e arrondissement de Paris, le bar-restaurant le Lieu dit nous a accueilli une nouvelle fois pour une rencontre en musique afin de conclure notre enquête sur les biens communs. Rien de tel pour commencer le débat que de sonder le public. Alors pour savoir ce qu’évoque le thème du débat chez chacun, un petit quizz distribué dans la salle demandait : pour vous qu’est-ce que les biens communs ?

En tête du classement ce sont les semences qui ont été désignées : 39 voix. En deuxième position : l’eau, les connaissances et la biodiversité avec 36 voix. Puis en troisième position les informations : 35 voix. (Classement complet à la fin de l’article). Enfin, vous n’avez pas hésité à proposer vos propres idées de biens communs : l’amour, le chocolat, la tolérance ou encore… le silence…

Les « communs » : une organisation ancienne

Pour lancer le débat, Benjamin Coriat, professeur de sciences économiques à l’université Paris 13 et membre du Collectif des économistes atterrés, a tenu à marquer la distinction théorique entre les biens communs et les communs. Ces derniers désignent une ressource gérée par une communauté qui en est la seule bénéficiaire, avec des règles qu’elle établit elle-même. A l’inverse, les biens communs constituent une ressource qui n’est pas encore gérée en communauté et selon des règles précises. L’enjeu est donc de les reconnaître comme tels afin que des ressources comme la terre ou l’eau soient gérées de manière soutenable.

Et pour Coriat, c’est selon la logique des communs que s’est organisée naturellement la campagne anglaise du XIV au XIXe siècle : avec les commonors. Mais cette époque heureuse n’a duré qu’un temps : les manufacturiers, l’armée, et le Parlement anglais ont favorisé « l’enclosure », la pose de barrières dans les champs, une séparation symbolique pour mettre fin à ce système.

Cette privatisation massive des terres s’est accompagnée d’une dégradation de la productivité agricole et de la qualité des sols. Ce sont des études réalisées dans les années 1980 par Elinor Ostrom, économiste récompensée par le prix Nobel en 2009 pour ses travaux sur les communs, qui l’ont mis en évidence (voir ici un aperçu de ses travaux).

Depuis 2003, Terre de liens ravive l’esprit des communs dans le monde agricole. « Nous faisons des communs sans le savoir » s’amuse Philippe Cacciabue, gérant chez Terre de liens. L’association est une « machinerie », explique-t-il, qui consiste à acheter des terres pour les louer à des paysans en installation. Une foncière au fonctionnement complexe, qui doit passer par le marché (en achetant) et par l’Etat (avec des subventions) pour confier la terre à ceux qui en prendront soin.

L’espace public et numérique à se réapproprier

Quelle est la place de l’Etat dans le processus de reconstitution des communs ? Laurence Comparat, adjointe au maire de Grenoble en charge de l’accès à l’information estime qu’il doit accompagner tout en restant ouvert aux initiatives citoyennes. A la mairie de Grenoble, les élus ont pris plusieurs mesures allant dans le sens d’un retour aux communs : la mise en place de jardins publics, la remunicipalisation de l’eau… La suppression de la publicité dans les rues de la ville est la mesure qui a fait le plus grand bruit, ce qui a étonné les élus. « Quand on parle de libérer l’espace public de la publicité, du monde marchand, ça n’est pas anodin », en conclut Laurence Comparat.

S’il y a un espace qui bouleverse les formes traditionnelles de propriété, c’est bien Internet. Pour Benjamin Coriat, il permet de re-créer des communautés, et présente un espoir pour l’idéologie des communs. Le savoir et la connaissance sont au centre du réseau connecté. Christophe Henner est responsable de Wikimédia France, et plaide pour un accès à tous à la culture. Une volonté qui va à l’encontre des sociétés chargées de gérer la propriété intellectuelle et les droits d’auteur. Pour Christophe Henner, il s’agit aussi de bousculer l’idée qu’un sachant donne son savoir à un apprenant, et affirmer que les apprenants échangent dans une interaction positive.

Logiciels libres, quantités d’objets de consommation en accès libre… pour Benjamin Coriat si les « communs » se sont multipliés dans le domaine de l’information et de la culture c’est en réponse à « folie d’extension de la propriété intellectuelle » opérée à partir des années 1970 : gènes humains, algorithmes mathématiques, droits d’images des monuments parisiens ont été appropriés. Cette tendance a généré une forte 
contestation de la part des artistes, chercheurs et intellectuels.

La loi, l’Etat et les citoyens pour construire la société des communs

Le développement des communs ne se fait pas sans une structure juridique. D’ailleurs en France, la catastrophe juridique, selon Coriat, c’est le code civil de 1804, parce qu’il fait l’apologie de la propriété privée, exclusive, pleine et entière comme seule forme de propriété possible. Ne subsistent que deux formes de choses communes : « Celles qui sont inappropriables par nature : l’océan, le ciel etc., et celles qui sont communes parce qu’elles n’ont pas encore été appropriées ».

Des outils juridiques, mais aussi des citoyens engagés et impliqués dans la transformation de la société. Chacun à leur manière Benjamin Coriat, et Laurence Comparat valorisent le travail de la société civile et des individus face au chantier des communs.

Mais l’élaboration et l’identification d’une propriété commune restent extrêmement complexes. Philippe Cacciabue revient sur l’étymologie du mot commun, et prend l’exemple de la forêt amazonienne pour l’illustrer : doit-elle appartenir au Brésil ? Aux peuples indigènes ? A certains Etats du pays ?

Complexes et menacés à travers le monde, les communs doivent cependant constituer le « nouveau narratif » affirme Benjamin Coriat, avec l’approbation des autres invités ; la nouvelle feuille de route vers une société qui a pris sérieusement en compte la gestion de ses ressources.


Le classement biens communs selon les participants à la rencontre :

1. Semences : 39 voix.
2. Eau, connaissances, biodiversité : 36
3. Information : 35
4. Air : 34
5. Atmosphère : 33
6. Logiciels, génome : 28
7. Modes de vie : 21


Lire aussi : Avec les biens communs, les citoyens reprennent la main


Source : Mathilde Gracia pour Reporterre.

Vidéo : Thomas Baspeyras.

Cette rencontre a été organisée avec le soutien de la Fondation pour une terre humaine.

 DOSSIER    Biens communs

12 janvier 2016
Face à l’obsession sécuritaire, dessiner un avenir souhaitable
 Tribune

11 janvier 2016
La belle histoire de l’installation de onze jeunes paysans sur une ferme du Limousin
 Alternative

12 janvier 2016
Notre-Dame-des-Landes : opération escargot menée mardi matin à Nantes et ailleurs
 Reportage

SUIVEZ NOUS
    
et téléchargez l’application
NOUS CONTACTER
 Reporterre, à La ruche,
84 quai de Jemmapes, 75010 Paris
 01 85 09 65 60
 planete@reporterre.net
LA LETTREUne fois par semaine, la sélection de
Reporterre dans votre boîte mail :

Lettre d’info 

© 2014 Reporterre – tous droits reservés.Mentions légalesContact     ·    

Danger : validation du permis ‪‎gaz de schiste‬ de Montélimar accordé à Total ?

Coup de tonnerre : peut-être l’annulation de l’abrogation du permis ‪‎gaz de schiste‬ de Montélimar accordé à Total ‪!

 

870x489_manif_gaz_de_schiste_villeneuve

Bonjour,

Les conclusions du rapporteur public à l’audience du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 8 janvier préconisent de ré-octroyer le permis de recherche de Montélimar à Total. Les conclusions du rapporteur public sont généralement suivies par le TA.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
du 16 janvier 2016
DES COLLECTIFS ANTI GAZ DE SCHISTE
IMPACTES PAR LE PERMIS DE MONTELIMAR
Les collectifs des 5 départements impactés par le permis de Montélimar (Ardèche,
Drôme, Gard, Vaucluse et Hérault), se sont réunis ce samedi 16 janvier 2016.
Ils invitent la population et les élus à se mobiliser le dimanche 28 février 2016, à
Barjac (Gard), face au risque de réattribution du permis détenu par Total.
Ce rassemblement sera l’occasion de rappeler au gouvernement notre exigence de
rejeter toute possibilité de réattribution de ce permis.
De même, nous exigeons du gouvernement qu’il interdise définitivement toute
exploration et exploitation de gaz et pétrole de schiste et autres hydrocarbures non
conventionnels.
Ceci conformément aux engagements du Président de la République lors de la COP
21 et, plus récemment, de la ministre de l’écologie à l’Assemblée nationale.
Contact presse : Paul Reynard 06 85 55 00 63
LES GAZ ET PETROLES DE SCHISTE ET DE COUCHE
NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN !

https://www.facebook.com/bassindales/posts/1009082309129890

Des collectifs concernés par ce permis ont peut-être été oubliés dans cet envoi, merci de faire suivre à ceux concernés.

Pour le Collectif 07