Formation à la permaculture

Compte-rendu de l’atelier de formation à la permaculture que nous avons suivi ensemble avec passion !

Unknown

Ecologie Conscience

Propose dans ces Ateliers thématiques à l’ARBORETUM

Votre Jardin en Permaculture

Faire de son lieu de vie un écosystème harmonieux, autonome, naturellement régénéré et respectueux de la nature et de TOUS ses habitants !

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Atelier de L’Arboretum Page 1

Avant de parler de jardin en Permaculture, rappelons que la Permaculture est bien plus qu’une nouvelle approche du jardinage, c’est une philosophie de vie où animaux, insectes, êtres humains, plantes et micro-organismes vivent en harmonie dans un environnement sain et auto-suffisant.

Le mot « Permaculture » en lui-même est la contraction de « (agri)culture permanente ». Il fut inventé par Bill Mollison et David Holmgren dans les années 1970. Il regroupe des principes et des techniques d’aménagement et de culture, à la fois ancestraux et novateurs, dans un concept global. Il vise à faire de son lieu de vie un écosystème harmonieux, productif, autonome, naturellement régénéré et respectueux de la nature et de TOUS ses habitants !

La Permaculture : éthique

Elle prend modèle sur la façon dont fonctionnent les écosystèmes sauvages, pour établir et maintenir des systèmes conceptuellement, matériellement, énergétiquement, économiquement et

socialement efficaces, peu technologiques, localement et globalement auto-suffisants, régénératifs et pérennes, non polluants et ni destructeurs , et d’une étonnante diversité et adéquation aux conditions locales.

Appliquée à la production de la nourriture et des autres besoins de l’humanité, la Permaculture donne une diversité d’écosystèmes et de systèmes économiques et sociaux très productifs*, résilients*, régénératifs et pérennes, tout en restaurant les aquifères, la pluviométrie, les sols, la fertilité et les écosystèmes sauvages.

Créer un jardin en Permaculture permet de répondre à nos besoins humains tout en améliorant notre environnement (développement de la biodiversité, création d’habitats pour la faune et les insectes utiles, enrichissement de la terre…). Un jardin en permaculture a, en effet, vocation à remplir plusieurs fonctions : en plus de la production alimentaire de fruits et légumes, il peut servir à la production de plantes médicinales, d’herbes aromatiques, de fleurs mellifères, d’ornement, à la production de matières végétales pour l’artisanat, etc.

La Permaculture, c’est aussi une bonne façon de :

restaurer/conserver/sécuriser les écosystèmes sauvages, les eaux de surface et les aquifères ; stopper le biocide en cours (extinction massive des espèces vivantes) ;
reverdir les zones désertiques, reboiser massivement la planète et augmenter très significativement la pluviométrie des régions sèches ;

sécuriser la quantité, la qualité et la proximité de l’eau douce pour tous ;
stopper l’érosion des sols et l’accumulation des polluants et sédiments d’érosion ;
Limiter le changement climatique et séquestrer de grosses quantités de carbone ;
maintenir notre empreinte écologique inférieure aux surfaces physiques disponibles, à la fois

localement et globalement ;
optimiser le travail, l’énergie et la technologie ; maximiser les productions ; rapprocher l’activité, la production et la consommation ;

restaurer les structures sociales locales ;

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Voici quelques principes clés du jardin en Permaculture :

  •   Observer et analyser votre site pour intégrer à votre plan les connexions entre les éléments essentiels de votre système. Vous développerez ainsi des relations saines et des interactions harmonieuses entre ces éléments et aurez une meilleure compréhension de votre environnement. Par exemple, connaitre le cycle de l’eau, le cycle solaire, les vents dominants, le climat, les microclimats et les types de sols sur votre terrain permettra de mieux choisir les emplacements pour vos espaces de culture, votre verger, vos animaux…
  •   Valoriser la diversité dans votre écosystème pour augmenter les interactions productives entre les êtres vivants. Vous créerez ainsi un système plus résiliant.
  •   Définir vos zones d’activités pour vous faciliter la vie et économiser de l’énergie. Dans un jardin en Permaculture, il y a généralement cinq zones, la zone 1 étant celle où l’activité humaine est très fréquente, elle se situe au plus près de votre maison (potager, serre) et la zone ultime étant celle où l’activité humaine est quasi-inexistante, elle est la plus éloignée de votre habitation, (forêt, espaces laissés à l’état sauvage).
  •   Imiter la nature car c’est le modèle ultime de Permaculture ! Prendre le temps de se connecter avec le monde naturel autour de votre maison. Chercher des moyens de l’imiter en reproduisant, par exemple, une forêt comestible avec la couverture du sol, une strate arbustive, une couche d’arbres courts et une couche de grands arbres qui fonctionnent en symbiose. Avec une forêt comestible bien conçue, vous pouvez avoir un système qui se régénère et produit graines, noix, baies, fruits, fleurs, racines, herbes, légumes et plus encore !
  •   Faire en sorte que chaque élément de votre système remplisse plusieurs fonctions. Par exemple, vos poules, en plus de vous fournir de la nourriture, nettoient votre sol, le fertilisent, mangent vos déchets de cuisine et des insectes potentiellement nuisibles
  •   De même, chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments ! Par exemple, des fertilisants pour amender votre sol peuvent être fournis par vos animaux, votre compost, ainsi qu’une lombriculture (terreau de lombricompost)…Quelques techniques de bases du jardin en Permaculture :
  •   Ne pas laisser le sol nu, toujours utiliser du « mulch » (ou paillage) pour garder l’humidité dans le sol. Ce mulch peut être vivant (espèces couvre sol, densité élevée de plantations), minéral (pierre, ardoise…), végétal (paillis, bois broyé, etc..), le carton ??? Evitons dans un principe de précaution le non naturel.
  •   Récupérer, faire circuler et utiliser au mieux l’eau est essentiel dans un jardin en Permaculture, elle doit être recyclée au maximum. Non seulement l’eau garde le sol et les plantes hydratés, mais elle attire également la faune. Par exemple, des barils de récupération d’eau de pluie sont souvent utilisés au niveau des descentes de gouttières. L’eau de pluie, chargée d’éléments nutritifs est particulièrement bonne pour le jardin. On peut donc imaginé qu’une eau ayant servie au bain des canards, infiltrée près des plates-bandes de culture, puisse être une aubaine pour certain légumes. L’utilisation des technologies goutte à goutte rendra une utilisation plus rationnelle de l’eau.
  •   Pratiquer des associations positives de plantes : Légumes, herbes, fleurs comestibles, petits arbres fruitiers et plantations d’ornement sont couramment cultivées ensembles. Ils interagissent de manière vertueuse : remontée d’eau de nutriments, microclimat
  •   Cultiver serré avec un maximum de diversité dans un minimum d’espace en cultivant notamment sur des buttes, ou des planches permanentes, qui prennent peu de place et sont facilement accessibles ou encore à la verticale sur des treillis
  •   Créer des jardins en forme de « trou de serrure » qui sont des modèles très esthétiques favorisant « l’effet de bordure ». Ils sont souvent en forme de fer à cheval dans les jardins en

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Permaculture, facilement accessibles avec au centre, selon vos envies, ou vos besoins un arbre, un arbuste ou encore un petit étang…

  •   Utiliser la technique de la « lasagne » est une autre alternative, en particulier pour les plantations annuelles. Plutôt que de labourer le sol, utiliser un paillage de feuille épaisse comme barrière contre les mauvaises herbes sur la future zone de culture. Cela permettra à l’eau et aux racines des plantes de pénétrer le sol et contribuera même à l’enrichir. Mettre ensuite une autre couche de paille ou d’autres paillis organique approprié, puis une couche de compost et de terre pour les plantations. Enfin recouvrir de mulch pour aider à retenir l’humidité.
  •   Prendre soin de son sol en attirant les vers de terre qui sont essentiels dans un jardin en Permaculture. Ils aident à garder le sol meuble et en bonne santé. Une bonne structure du sol se compose d’une grande population de vers de terre et d’insectes bénéfiques. Donc, ne pas utiliser de pesticides et autres fongicides chimiques qui détruiraient la vie de votre sol.
  • Faire son compost est un autre élément important dans un jardin en Permaculture où rien ne doit jamais être perdu. Ainsi tous les matériaux pour la fertilisation et le paillage seront produits dans le jardin en Permaculture : les déchets du jardin seront utilisés pour le compostage, qui à son tour, sera utilisé pour l’amendement du sol.Une fois votre jardin en Permaculture conçu et réalisé, il prendra soin de lui-même naturellement et vous n’aurez plus alors qu’à l’arroser de temps en temps, en récolter les fruits et remettre occasionnellement du mulch pour protéger votre sol.

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Jardin Potager en Permaculture (aménagements) 1 /Création de Buttes :

1 / Creusez la tranchée, de 15 cm à 20 cm de fond et 80/90 cm de large en gardant la terre à

disposition sur un des côtés. Pas besoin d’avoir des bords et un fond parfait, au contraire ne pas « lissez » la terre.

Vous pouvez à ce stade implanter les bordures de limitations avec le chemin.

2 / Disposez les branches et buches tout en garnissant d’humus entre celle-ci. Le monticule doit dépasser les allées de 30 40 cm. Ensuite si on en dispose mettre une couche de quelques centimètres de déchets organique. Arrosez modérément.

3 / Constituez une nouvelle couche avec la terre venu de la tranché (d’où l’intérêt de la laisser à disposition à coté). Faire suivre d’une nouvelle couche d’humus.

4 / Terminez la butte par un paillage (gazon, paille, herbes sèches)

5/ Plantation , elles se feront soit en intégrant des semences et tubercules au niveau entre terre et humus , ou bien plus tard en écartant le paillage et en intégrant les plants ou semis dans les couches supérieures.

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2/ Création de carré potager par paillage en couches :

Le paillage en couches (3) épargne beaucoup de travail et économise beaucoup d’eau, tout en utilisant des matériaux que l’on a l’habitude de jeter et en produisant un excellent sol qui produira de succulents légumes, herbes et salades. Un autre avantage de ce système est qu’il ne nécessite aucun outil et supprime toutes les mauvaises herbes existantes : lierre, chiendent, pissenlit, etc. En utilisant productivement tous vos déchets organiques.

Première Couche : Fumier
La première étape est de répandre sur le sol du fumier (de poule, ou autre si possible); ces deux

derniers apportent l’azote qui va démarrer la réduction du carbone dans les couches suivantes. Ne vous ennuyez pas à creuser, niveler ou désherber le terrain.

Deuxième Couche : séparateur
Recouvrez ensuite le terrain avec des grosses feuilles ou des planches de bois fines(non peintes). Si

vous récupérez des déchets non-toxiques comme des épluchures, des feuilles et autres restes de végétaux de cuisine, répartissez-les en premier pour favoriser la prolifération de vers de terre.

Couvrez complètement la zone désirée, sans laisser de trou par où ces herbes pourraient passer. Si un arbre ou un arbuste que vous voulez conserver se trouve sur l’endroit du potager, disposez tout autour de la plante en ne laissant que quelques centimètres de jour autour du tronc. N’hésitez pas à conserver quelques plantes intéressantes comme les pissenlits, le trèfle, etc., dont vous laisserez dépasser les feuilles. Arrosez bien cette première couche.

Troisième Couche : 75mm De Matériaux Azotés
Recouvrez ensuite le terrain avec environ 75mm de (au choix):
– Paille d’écurie, Fumier de volaille mélangé à de la sciure, Algues
– Feuilles ratissées (qui peuvent-être déjà en légère décomposition) – Ou bien encore mieux : un mélange de ces matériaux

Quatrième Couche : 150mm De Matériaux Carbonés
Recouvrez ensuite le terrain avec environ 150mm de (au choix): – Aiguilles de pin
– Feuilles déjà décomposées (terreau)
– Paille sèche, mulch de gazon sec
– Écorce, copeaux ou sciure de bois (non traités)
– Ou bien encore mieux: un mélange de ces matériaux

Notez que ces matériaux doivent être secs et si possible exempts de graines, pour éviter que des plantes non désirées ne germent.

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Un bon COMPOST , les bases :

Pour faire un compost, il ne suffit pas de mettre n’importe quelles matières organiques dans un fût ou sur un tas. Il faut faire attention aux quantités de Carbone et d’Azote apportés. Pour que le compostage se fasse dans des conditions optimales, le bon rapport Carbone/Azote doit être de 20- 30.

Les matières carbonées (C)
Ce sont principalement les déchets Bruns, Durs et Secs, comme par exemple les branches, feuilles

mortes, la paille, les branches broyées,. Ils contiennent beaucoup plus de carbone que d’azote.

On pourrait croire que, comme ils sont riches en énergie, mais comme ces matériaux ne contiennent pas beaucoup d’azote, les décomposeurs n’y trouvent pas tous les éléments nécessaires à leur croissance ainsi qu’une humidité suffisante. Leur décomposition sera donc assez lente

Les matières azotées (N)

Ce sont principalement les déchets Verts, Mous et Mouillés, comme les épluchures de fruits, les restes de légumes et tonte de gazon. Ils sont facilement digérables, les micro-organismes y trouvent sucres et protéines en abondance pour se nourrir, se développer et se reproduire. Ils sont suffisamment humides (avec parfois un taux d’humidité supérieur à 80%). Si on travaille uniquement avec des matières azotées, on risque d’obtenir une substance visqueuse et la formation d’odeur désagréable (processus anaérobiques).

Il faut donc mélanger judicieusement ces deux types de matériaux pour avoir un bon rapport Carbone/Azote. Il faut que la quantité de l’élément chimique carbone (C) soit 20 à 30 fois plus importante que la quantité que l’élément chimique azote (N) en fonction de leur composition chimique . Cela ne veut pas dire qu’il faille 20 à 30 fois plus de matières carbonées que de matières azotées ! En pratique, en mélangeant une à deux parts de matière azotées pour une part de matières carbonées, on évite les problèmes de déséquilibre C/N.

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Les mycorhizes ? les oubliés des cultures :

Les mycorhizes sont des symbioses bénéfiques qui s’instaurent entre les racines de plantes et certains champignons du sol. Elles concernent plus de 95% des plantes terrestres dont la plupart sont des plantes agricoles et horticoles. Développées par les plantes depuis plusieurs millions d’années, les associations mycorhiziennes donnent un meilleur accès aux éléments nutritifs du sol et aide les plantes à mieux résister aux stress environnementaux (sécheresse, salinité, attaque par des agents pathogènes…) de façon naturelle.

Le volume de sol exploité par la plante est multiplié par 1000 grâce aux mycorhizes.

Bénéfices des mycorhizes pour la plante et le sol

 Fertilisant « naturel » et non toxique pour les plantes en cas de surdosage : le

surdosage sera d’autant plus bénéfique du fait d’un apport supplémentaire de

champignons assurant un meilleur développement de la symbiose mycorhizienne

  •   Augmentation de la surface d’exploration des racines grâce aux hyphes extra- radiculaires des champignons : accès à des sources de nutriments et d’eau via lepartenaire fongique non accessibles aux racines
  •   Bio-protection contre le développement d’agents pathogènes
  •   Stimulation des défenses naturelles des plantes
  •   Diminution de la mortalité liée à la transplantation du plant
  •   Accroissement plus rapide et meilleur rendement de la plante
  •   Bio-stabilisation du sol (amélioration et préservation de la structure du sol,protection contre l’érosion des sols) grâce au développement des hyphes fongiques
  •   Rôle central dans la dépollution et revégétalisation des sols contaminés

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Atelier 2 : Votre Jardin en Permaculture Rappel de design en Permaculture

Un design permacole est donc une « conception, réalisation, maintenance et réévaluation » basée sur des principes éthiques (prendre soin de la terre, des humains et créer l’abondance pour tout ce qui vit) qui a pour but de combler les besoins des êtres qui vont « habiter » le design !

Un design n’est par essence JAMAIS TERMINE ! C’est un processus jamais abouti» comme dans les designs de Dame Nature, rien n’est jamais fini !

Pour résumer, le permaculteur est un concepteur d’écosystèmes qui cherche à optimiser, à amplifier l’énergie et la biodiversité d’un lieu pour augmenter son potentiel de vie.

Si l’on croit que le bien et le mal existent, cela donne des bonnes et des mauvaises herbes, des bons et des mauvais insectes et des bons et des mauvais humains ! Cela crée l’envie d’éliminer quelque chose, cela crée le round’up, les pesticides,ect!!! Cela nous fait croire que la nature est imparfaite et qu’il faut éliminer quelque chose pour que cela aille « mieux ».

Notre culture dualiste est basée sur l’élimination de ce qui ne va pas (simplification, dégradation) plutôt que sur le développement de ce qui va (complexification, agradation)

Prendre les modèles naturels en exemple ( qui fonctionne)

Pourquoi créer des choses qui ne marchent pas, alors que nous avons des exemples qui marchent depuis des millions d’années ?! Pourquoi lutter contre les cycles naturels au lieu de les utiliser pour créer l’abondance ?).

Aller doucement

Ce n’est pas le résultat qui est important mais le chemin . Tous les êtres qui nous entourent ont un rythme de croissance adéquat et poussent à leur rythme qui est en général assez lent (les arbres, les animaux, les forêts). Les systèmes lents à petite échelle sont plus faciles à réaliser et à maintenir que les gros rapides.

Pratiquer l’autorégulation et accepter les rétroactions

Le non agir comme base philosophique de conception ! Si vous cherchez à travailler pour produire, vous allez produire du travail là où les animaux ne travaillent pas pour avoir le même résultat que vous ; ils ne font que vivre ! Cela s’exprime par le fait de savoir perdre pour pouvoir gagner !

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Ex : c’est parce que j’accepte de perdre mes salades que je peux voir (rétroaction) certaines salades ne pas se faire dévorer (comprendre l’autorégulation) et tirer des leçons qui m’amèneront un jour à développer une stratégie pour avoir beaucoup de salades sans lutter contre les limaces et escargots. C’est comprendre en profondeur que le monde n’est que recherche d’équilibre (sans moi) et que je n’ai qu’à observer et accepter de perdre pour apprendre à gagner ! A chaque fois que ce que je fais échoue, me dire : « c’est ce que j’ai fait qui est imparfait, pas le monde qui m’entoure ! ».

Mais cela demande une humilité et une créativité que notre culture occidentale a du mal à appréhender !!!

Chaque élément remplit plusieurs fonctions

(Polyvalence de l’être pour la stabilité du tout)

L’abeille pollinise les fleurs, fait du miel, de la cire, prévient de la santé du biotope ; Le cochon, retourne le sol, protège les poules au poulailler, produit de la viande, la poule en tant qu’être dans un design remplira le rôle de : producteur d’œufs, de viande, de plume, de chaleur, de travail du sol par son grattage incessant. Ainsi le permaculteur veille à bien connaitre les spécificités des espèces animales et végétales qu’il inclut dans son système pour pouvoir tirer parti des comportements naturel en fonction des besoins de celui-ci !

Chaque fonction est remplie par plusieurs éléments

(Polyvalence du système pour la stabilité des êtres)

Si le sol n’est pas travaillé par les vers de terre, ce sera par les poules, les cochons ou le jardinier ; si le campagnol n’est pas mangé par la buse, il le sera par la fouine, la couleuvre, ou la chouette) ;

Pas de fuite ni de rétention d’énergie

(rentabilité et efficacité énergétique)

Ne pas laisser l’eau, les matières organiques, les minéraux sortir de votre système, mais ne pas laisser stagner et s’accumuler non plus !) Il faut que l’énergie soit maximum et qu’elle circule au maximum. Par exemple, vous pouvez créer une fuite d’énergie en mettant vos tontes de pelouse à la poubelle (elles sortent du système), ou créer un excès si vous les laissez en tas (excès d’azote) .

Par contre quand on dynamise la pelouse avec des purins, pour relancer la vie microbienne puis que l’on rend les matières organiques au lieu d’où elles viennent, le cycle s’accélère, ce qui fait qu’il y a plus de végétaux, donc plus de ressources, donc plus de végétaux !

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Biodiversité et effet bordure

(biodiversité = stabilité)

Une bordure est la jonction entre deux biotopes (bassin jardin, prairie forêt, etc.) ou entre deux zones climatiques ! On favorise les zones de bordure car un écosystème est plus stable quand il y a de nombreux acteurs (biodiversité=résilience) et il y a plus de biodiversité dans la bordure d’un étang que dans l’étang lui-même ou dans la prairie qui le borde !

Donc plus il y a de bordures dans un écosystème, plus celui-ci est stable. Mettre des haies, faire des bords d’étang en zigzag plutôt que droits, permet d’augmenter l’effet bordure !

Le problème est la solution

(évolution et créativité)
Voilà un dicton qui n’apporte que du positif et de la créativité ! Mais qu’est-ce qu’un problème ?

Un problème n’est que le laps de temps qui s’écoule entre le moment où l’on se trouve bloqué et celui où l’on se débloque ! Ce laps de temps est exponentiel si on lui accorde notre attention et si on souhaite stagner ! Ou bien peut être extrêmement court, voire inexistant, quand on concentre son énergie vers la création de solutions ! Les solutions qui font évoluer ! C’est cette posture que cherche le permaculteur dans ses designs !

Pour un bon Design

Vision : et direction du projet « où on va et pourquoi »

Observation : des paramètres en compte

Besoins : des êtres et du biotope

Ressources : des êtres et du biotope

Design conception : dessin plan, maquette

Implantation « planning & réalisation »

Maintenance « programmer le moindre effort »

Observation : des retours (feed back de nos erreurs)

Réévaluation de la direction du projet (et repense le tout……).

C’est une méthode de conception en étapes progressives, assez simple et logique, mais qui nécessite souvent l’aide d’un designer pour être objective

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La bio-indication

La bio-indication est une méthodologie d’analyse sensorielle (vue, ouïe, odorat, goût ressenti) qui permet de recueillir des informations sur la santé du biotope !

Exemples :

• Bio-indication végétale : en fonction des espèces botaniques et de leur densité de présence sur le terrain, on peut savoir le type de sol (chimie, texture), la présence ou l’absence d’eau, les activités anciennes sur la parcelle, les éventuelles pollutions, le potentiel de production végétale

•Bio-indication animale : en fonction du nombre d’insectes volants, du nombre d’insectes que l’on trouve dans le sol ou dans l’eau d’un bassin, on peut savoir rapidement s’il y a de la vie et s’il y a pollution de l’eau ou asphyxie du sol. En fonction du nombre de chants d’oiseaux et des espèces présentes, on peut savoir si l’écosystème est complexe ou simple et cela peut donner des explications sur la présence de parasites (carpocapse, pucerons, chenilles) qui font des ravages dans le jardin et les fruitiers. Idem pour les chauves-souris, chouettes et hiboux la nuit.

Et notre projet dans tout cela , un jardin en Permaculture n’empêche pas qu’il soit esthétique ! Prenez le temps de concevoir un plan ou schéma avant de commencer les travaux.

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Autre concept esthétique et utile , La spirale :

Une conception particulière pour un ensemble de microclimats sur un lieu restreint idéal pour un concentré d’aromatique ou autres plantes au plus près de la maison.

Très décorative, la spirale de plantes aromatiques ou de fleurs de rocailles, accueillera toutes les plantes grâce cette structure qui est conçu de telle façon que chaque zone est un microclimat , ceci de par les différences d’écoulements , d’exposition solaire

Dans les terres argileuses lourdes, il est difficile de cultiver les aromatiques comme le thym, la sarriette . Les constructions en spirale permettent de les cultiver et grâce à la hauteur par rapport au sol du jardin, la terre est parfaitement drainée, évitant ainsi les excès d’humidité même l’hiver Plantation de la spirale de fleurs ou d’aromatiques:
Le principe est mettre les plantes qui craignent le plus l’humidité sur le haut de la construction. Il faut installer les plantes de façon harmonieuse, pour que l’effet de la spirale ne s’efface pas sous la végétation. Là aussi pensez à protéger le sol par un paillage ou une couverture de gravier.

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Les plantations et Semis dans les buttes ou carré en lasagne :

Le semis direct dans les buttes

A réserver aux grosses graines et aux légumes de début de saison

  •   fèves (très utiles pour attirer les premiers pucerons qui, à leur tour, attirent les coccinelles au jardin)
  •   petits pois
  •   épinards
  •   carottes et radis (semés ensemble, les radis éclaircissent naturellement les carottes).Les semis spontanésCe sont ceux qui procurent le plus grand plaisir (pour le jardinier paresseux qui les voit pousser sans rien faire). Ce sont aussi les légumes les plus résistants aux limaces et aux intempéries, car ils poussent exactement où il faut, quand il faut, sans le traumatisme d’un repiquage.

    Il suffit de laisser monter en graines les plus beaux spécimens de légumes et de laisser faire la Nature. Les résultats apparaissent l’année suivante, ou la suivante encore (la plupart des légumes sont bisannuels, ils ne montent donc en graine que l’année qui suit leur semis).

    Les meilleurs « semis spontanés » sont obtenus avec :

  •   aneth
  •   bettes
  •   céleri vert
  •   ciboule
  •   mâche
  •   laitue à couper
  •   épinard fraise
  •   arroche
  •   chénopode bicoloreAttention, il faut absolument éviter des légumes « hybrides F1″ si l’on souhaite profiter de semis spontanés ou récolter ses semences.Le semis se fera sous le paillage, que l’on écartera légèrement pour mettre les graines dans un petit trou ou sillon dans la couche terre/terreau. Puis l’on recouvre du mélange terreux fin et enfin on referme le paillage de façon très légère pour ne pas gêner la germination ( suivant le type de plantules ,l’on peut laisser le temps de germination la zone non couverte.

    L’on reprendra le paillage après que les plantules aient poussées de quelques centimètres. Les tubercules et bulbes seront posés légèrement plus profond en fonction de leurs tailles.

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Les semis indirects

Tous type de semis qui seront préparés sous abris et donc feront partis des méthodes de plantations du chapitre du même nom.

Les légumes vivaces

Comme leur nom l’indique, ils restent en place et reviennent chaque année, sans rien faire.

  •   ciboule, ciboulette, cive de Saint Jacques, ciboule de Chine
  •   oignon rocambole, poireau rocambole
  •   chou d’Aubenton
  •   grande consoude (on mange ses feuilles et on s’en sert comme engrais vert)
  •   fraisiers
  •   poireau perpétuel
    Le céleri perpétuel (livèche), le cerfeuil vivace, les artichauts et la rhubarbe et les topinambours sontinstallés un peu en aparté puisque ils prennent plus de place.Plantations dans les buttes ou carré en lasagne :

    Ici plusieurs façons de disposition peuvent être employées

  • -  Ordonné classique en respectant les associations entre plantes
  • -  Libre de façon au plus près de la nature , on plante un peu comme cela vientPour les deux méthodes, les plants sont à mettre en terre dans la couche sous le paillage. Pensez que la terre doit recouvrir légèrement la motte ou que le plant sous couvert jusqu’au collet. Il suivra un léger arrosage puis l’on refermera le paillage autour de la plantule sans trop serrer.L’on organisera de façon à ce que les expositions pour chaque plante soit optimum (ombre , humidité)

    Pensez à inclure des fleurs et aromatiques qui serviront à différents niveaux de protection et d’attrait pour les pollinisateurs et aussi pour votre plaisir des yeux et quelques fois pour la cuisine.

    Plante et fleurs à associées : ex ……
    Œillet d’indes , menthes , sauges , ail , oignon Capucines ,
    Thym et aromatique
    Basilic pour tomates et aubergine
    Bourrache

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PLANTES

Ail Carottes

Choux

Fraisiers

Haricots

Haricots rames

Mâche Persil

Radis

Salades Tomates

Betterave

Les Associations bénéfiques des plantes du potager

ASSOCIATION FAVORABLE

Fraisiers, Tomates, Carottes, Pommes de terre, betteraves, salades, concombres.

Ail , Echalotes, Laitue, oignons, poireaux, Radis, Tomates, haricots, pois.
Les odeurs fortes de ces plantes repoussent les mouches de la carotte.

thym, laitues, oignons tomates, cornichons, sauge, romarin menthe, betterave, céleri, concombres, pommes de terre.
Ces plantes éloignent les divers parasites et mouches des choux.

ail oignons, laitues, poireaux, haricots.
Je plante quelques gousses d’ail et d’oignon sur la planche de fraisiers vous pouvez aussi y planter quelques salades entre les espaces libres. Ceci éloigne parasites et maladies du fraisier.

Cornichons , laitues, radis , œillets d’Inde, pomme de terre, carotte, tomates, céleri, chou, concombres

Pois de senteur.
Les pois de senteur attirent les insectes pollinisateurs vous aurez ainsi un meilleur rendement.

Poireaux , oignons
Je sème la mâche à coté de mes rangs de poireaux

Poireaux, radis, tomates, asperges.
cette association est parfaite pour avoir un magnifique

persil sans maladies.

Tomates, Haricots, Ail, laitues, Persil.
Semé par petites quantités toute les deux semaines ils prennent place facilement entre les rangs et sont ainsi protégés des parasites.

Echalotes, ail , oignons, betterave, carottes, cornichons, radis.

ail, asperges, carottes, céleri, choux, haricots, oignons, persil, poireaux, radis. Œillets d’Inde. les odeurs ont un effet répulsif sur insectes et pucerons.

ail,

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DEFAVORABLE

Choux, Pois, Haricots. Betteraves

Ail, échalotes, fraisiers, poireaux, radis, chicorée.

Choux.

Ail, échalotes, oignons, betteraves. Ail, échalotes, oignons, betteraves.

Choux, Haricots, Pois céleri, laitues.

Choux.

céleri, persil.

concombres, cornichons, pois, pommes de terre.

Il donne un gout agréable à la betterave

L’irrigation et les besoins en Eau
Point important du jardin , une bonne gestion de l’eau

1) Bien connaître votre sol détermine en partie comment vous aller gérer votre eau au potager. Trois grands types de sol sont catégorisés : Sableux, limoneux et argileux. C’est la proportion de l’élément principal qui détermine le type de sol que vous avez. Sans rentrer dans les détails sachez qu’un sol sableux retient peu d’eau tandis qu’un sol argileux en retient beaucoup plus. Quatre à cinq fois plus d’eau retenue dans le sol argileux par rapport au sol sableux et deux fois plus d’eau retenue pour les sols limoneux par rapport au sol sableux. Au potager retenez que si vous avez un sol sableux vous devrez arroser régulièrement et peu. Si vous avez un sol argileux vous arroserez moins régulièrement et en grande quantité.

2) Améliorer votre sol en apportant du compost. Le compost est riche en humus et ce dernier avec l’argile rentre dans la composition du CAH (complexe argilo humique) qui conditionne la capacité d’un sol à stocker l’eau puis à la restituer aux racines. Un sol fertile (de couleur noir, qui sent la forêt) retiendra une proportion d’eau très importante.

3) Couvrez vos sols. Un mulch protège votre sol des effets desséchants du vent et du soleil. Autre atout, lors de sa dégradation il forme en partie de l’humus qui retient l’eau comme nous l’avons vu dans le point 2. Des expériences montrent qu’un potager conduit sur mulch épais peut se passer d’arrosage (dans des conditions normales de pluviométrie).

4) Semez des engrais verts. Et de manière générale ne laissez pas un sol nu. Outre leurs nombreux avantages les engrais verts protègent le sol de l’érosion et de la formation des croutes de battance qui empêchent une bonne infiltration de l’eau dans le sol. De plus les engrais verts permettent de garder une bonne hygrométrie à leur proximité. Ils peuvent être cultivés au printemps et en début d’automne, deux périodes plutôt pluvieuses donc vous n’aurez pas ou peu besoin de les arroser.

5) Entretenir le « réseau » mycorhizien La plupart des plantes au potager s’associent à des champignons pour former des mycorhizes. Il se créé une interaction entre les racines de la plante et les hyphes du champignon. Les champignons apportent de l’eau et des minéraux aux racines; la plante offre en échange des sucres au champignon. On parle d’une association mutualiste. Bel exemple de collaboration vous ne trouvez pas ? On estime que la surface racinaire peut être multiplié par 10 avec les mycorhizes. Pour favoriser les mycorhizes il faut un sol vivant, ne pas utiliser de pesticides et notamment les fongicides (même les « bios ») et surtout limiter les travaux mécaniques du sol.

Identifier les besoins des plantes

6) Quelle quantité ? Toutes les plantes de votre potager n’ont pas les mêmes besoins en eau. Le chou-fleur et le céleri sont des plantes gourmandes en eau tandis que le thym en demande beaucoup moins. Il est vrai qu’au potager on ne cultive pas vraiment de plantes sobres, toutefois lorsque vous cultivez des plantes compagnes dont les fleurs vous pouvez choisir de ne pas semer les gourmandes

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en eau comme sont par exemple le canna et le dahlia mais plutôt des sobres comme les lavandes, les sauges, le thym etc…

7) Le stade de développement des plantes est également très important. Un manque d’humidité sur un semis ou sur une jeune plantule peut vite tourner en catastrophe alors que ce même manque d’eau sur une plante bien développée et vigoureuse aura moins de conséquences dramatiques. De même les besoins d’eau au cours de la croissance de plante sont généralement croissants. Prenons le cas de l’oignon : Les précipitations sont suffisantes pour couvrir ses besoins lors de sa végétation (moitié nord de la France) mais lors du grossissement du bulbe il faut lui apporter 3 litres d’eau par mètre carré et par jour.

8) La profondeur d’enracinement. Certaines plantes développent des racines qui vont chercher l’eau en profondeur, lorsqu’elles sont bien développées les besoins en arrosage peuvent être réduits. C’est le cas des plantes suivantes : Aubergine, blette, betterave, carotte, céleri, choux, concombre, échalote, fève, haricot, navet, potiron, poireau, tomate.

Du matériel de suivi et de récupération

9) Suivez les précipitations. Un pluviomètre peut vous être utile au potager. Une pluie utile pour les plantes c’est 10 mm d’eau, ce qui représente 10 litres par mètre carré. En de ça de cette quantité prévoyez d’apporter un complément.

10) Récupérez l’eau de pluie est une solution économique et écologique. L’eau de pluie n’est pas plus mauvaise qu’une autre eau pour l’arrosage de votre potager, vous pouvez toutefois vous faire une idée de son taux de pollution en mesurant le pH : plus il est acide et plus l’eau est probablement polluée. Investissez dans une ou plusieurs cuves de récupération et de redistribution, il en existe de toutes tailles, de 100L à 1000L, voir davantage..

Du matériel d’irrigation
11) Arrosez… à l’arrosoir. Pour un potager familial l’arrosoir est une solution tout à fait économique !

Mais contraignante

12) Halte au gaspillage ! Évitez les systèmes comme les asperseurs, sprinklers, véritables gaspilleurs d’eau et souvent connectés au réseau d’eau potable. De plus ces systèmes arrosent uniformément votre potager, favorisent les maladies de certaines plantes comme le mildiou de la tomate. Préférez l’utilisation de systèmes de micro irrigation. Des chiffres montrent une économie de plus de 50% d’eau par rapport aux systèmes plus classiques. Voyons en détail quelques uns de ces systèmes :

– Le tuyau à goutteurs incorporés inclut des goutteurs à intervalle régulier (30cm en général). Ils sont très utilisés dans les communes ou chez les pépiniéristes. Au potager vous pouvez les utiliser pour créer des bandes humides ou les incorporés en haut des buttes .

tuyau à goutteurs incorporés

14) Le tuyau microporeux est idéal mais suivant la région (comme la nôtre ) il aura une fâcheuse tendance au colmatage ceci dû au taux de calcaire présent dans nos eaux .

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15) Les micro-asperseurs peuvent arroser suivant les modèles à 90°, 180°, 270°, 360°. Assez dispendieux dès que l’on veut arroser une grande surface ils sont toutefois très utiles pour arroser les jeunes semis, l’arrosage est uniforme et très doux. Ils peuvent être facilement déplacés et la pression est généralement réglable. Ils ne conviennent cependant pas aux cultures sensibles aux maladies cryptogamiques comme la tomate.

Autres techniques et un peu de bon sens
16) Un binage vaut deux arrosages. Quel jardinier n’a jamais entendu ce dicton ? Le binage à

l’avantage de briser la croute de battance qui réduit la perte d’eau du sol par évaporation. Toutefois en jardinant avec du mulch vous n’aurez plus besoin de biner.

17) De l’ombrage. Mettez vos plantes à l’ombre. Des plantes tout juste transplantées vont perdre énormément d’eau le temps que leurs racines se développent dans votre sol. Protégez vos plantes du soleil est indispensable à ce stade de culture. Par exemple retournez des cagettes ou mettez des filets d’ombrage comme pour un tunnel de forçage.

18) Préférez toujours un manque d’eau à un excès d’eau. L’excès d’eau sera toujours plus néfaste qu’un manque tant qu’il reste raisonnable. Cependant tant qu’à arroser, autant bien arroser ! Un mouillage de 1 ou 2 mm sera complètement inutile et s’évaporera dans l’atmosphère dès les premiers rayons du soleil. Lorsque vous arrosez une culture prenez votre temps, insistez bien et vérifiez avec vos doigts si l’arrosage a été efficace.

19) A quel moment de la journée arroser ? Si vous transplantez une plante arrosez-la au plus vite, peu importe l’heure de la journée. Pour l’arrosage régulier de vos cultures faites-le assez tôt le matin ou en soirée. Les pertes par évaporation seront réduites. Vous éviterez aussi les brûlures de vos plantes avec l’effet loupe des gouttes d’eau. Dans cet article j’ai présenté des systèmes de micro irrigation qui demandent généralement plus de temps d’arrosage car les débits sont plus faibles, prévoyez ce temps dans votre arrosage.

Prévoyez votre arrosage avant les plantations

  • -  Disponibilité du point d’eau au plus près
  • -  Fonctionnement ( robinet ,pompes , etc ) faire une révision de printemps des systèmes.
  • -  Prévoir ces installations de goutteurs et faire fonctionner quelques jours avant les plantations.

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Bibliographie
(2) Principe de Permaculture par Eric Escoffier

(3) Inspiré par: http://permaculture.over-blog.fr/article-permaculture-03-3-mulch-en-couche-pour-jardins- familiaux-
49070077.html

4/ http://www.compostage.info

5 / http://permaculture.over-blog.fr/article-permaculture-02-3-la-planification-des-zones-et-des-secteurs- 49067319.html

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