La lutte contre « l’illettrisme numérique »

La lutte contre « l’illettrisme numérique » bientôt reconnue dans le Code du travail ! Le projet de loi pour une République numérique porté par Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et par Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, a été rédigé à l’issue d’un long processus de concertation.

Les acteurs du Collectif Citoyen sont ravis de cette décision et  n’ont pas attendu que les élus se mobilisent contre l’illettrisme numérique.

Pièce-jointe

A l’écoute de nos concitoyens, nous avons mis en place, depuis 10 ans, les outils indispensables pour aider ceux qui ne connaissent pas, ou n’ont pas, les outils nécessaires.

Deux lieux sont ouverts à tous, 45 rue du bourg et aux HLM des Reymonds.

On peut se connecter et ce sont les habitants de petits villages qui viennent chez nous, les personnes  de passage, les personnes sans Internet.

Chacun est accompagné par l’animatrice : si on ne sait pas faire, on apprend !
On peut prendre des cours en groupe ou individuellement.

L’animatrice se déplace dans le petits villages du canton.
Et les enfants bénéficient de ces aides le mercredi après-midi ou dans le cadre de l’aide aux devoirs, avec 11 bénévoles qui se mobilisent.

Et ceux qui apprécient beaucoup ce service aux citoyens et sont très présents, ce sont les touristes : quand il n’y a plus d’agence pour prendre un billet de train ou d’avion, quand on veut communiquer avec ses proches, quand on veut contacter son entreprise, et travailler en ligne : c’est à l’Espace Public Internet qu’on arrive. L’été, nous devons doubler nos horaires d’ouverture  car ce service est fort apprécié et utilisé par les touristes et donne à notre bourg, en complément des richesses offertes, une image de grande qualité touristique.

Les orientations : 

« L’illectronisme » est le néologisme utilisé pour transposer le concept d’illettrisme dans le domaine de l’information électronique.

Cette forme particulière d’illettrisme constitue une difficulté qui peut se traduire autant par la manipulation de ces nouveaux outils que par une incapacité à accéder aux contenus de l’information numérique et à les comprendre. Le gouvernement a cependant décidé de privilégier l’expression « illettrisme numérique ».
Pour les auteurs de l’amendement, il faut encourager les entreprises à détecter et à prévenir l’illettrisme numérique de leurs employés. Car à l’instar de l’illettrisme, l’illectronisme est générateur d’exclusion.

« Alors que de nouveaux usages se sont développés avec le web et que le numérique a investi notre quotidien », notent les auteurs de l’amendement, « les personnes concernées par l’illectronisme doivent faire face à de nombreuses difficultés : utiliser un guichet automatique, effectuer des démarches administratives, rédiger un CV et chercher un emploi, un logement, évoluer dans une entreprise, lire un mail, etc. ».

Le projet de loi prévoit donc d’inscrire – au côté des actions de lutte contre l’illettrisme et en faveur de l’apprentissage de la langue française – les actions de lutte contre l’illettrisme numérique. Ces actions feront ainsi partie intégrante de la formation professionnelle tout au long de la vie (article 45 bis portant modification de l’article L6111-2 du Code du travail).

Pour inciter l’employeur à mener des actions de lutte contre l’illettrisme numérique, le projet de loi prévoit par ailleurs de compléter l’article L6321-1 du même Code qui énoncerait ainsi que l’employeur « peut proposer des formations qui participent au développement des compétences, ainsi qu’à la lutte contre l’illettrisme et l’illettrisme numérique ». Ces formations pouvant être organisées dans le cadre du plan de formation.

Pour rappel, l’employeur est tenu, au titre de l’article L6321-1 du Code du travail, à deux grandes obligations : assurer l’adaptation de ses salariés à l’évolution de leur poste de travail et veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies te des organisations. Il est en revanche libre d’organiser pour ses salariés des actions de formation visant au développement de leurs compétences, et depuis la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, des actions de formation de lutte contre l’illettrisme.

Projet de loi pour une République numérique, dossier législatif

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