Formation en permaculture Faisons le point

Bonjour à toutes et tous.

Nous venons de suivre notre 3me formation  en permaculture. Il me semble important de faire un premier bilan. Pour cela nous avons préparé un petit questionnaire auquel nous souhaitons vivement que vous répondiez. 

Tout d’abord un bref retour en arrière pour expliquer d’où vient cette initiative. 

Suite à une conférence que J’ai faite lors des dernières « Rencontres Citoyennes » sur la résilience alimentaire et des retours reçus, j’ai proposé à mes amis du Collectif Citoyen de créer une dynamique pour promouvoir la résilience alimentaire par la création de jardins potagers collectifs ou individuels et de créer un réseau de permaculteurs  pour s’entraider, mutualiser nos achats, partager semences et savoir faire. A la demande des intéressés par le projet, le Collectif citoyen a demandé à André Sieffert un cycle de formation permacole en agroforesterie . Ce cycle de formation a commencé en  Janvier  à Le Poet Laval au jardin partagé de Molans. La  seconde a eu lieu au jardin partagé de Cessonnet  et la troisième chez Alain et Pascale  à  « Graines d’orties »  à Dieulefit.

A la suite de cette dernière formation, après quelques échanges il est apparu la nécessité de passer à une autre étape et de fédérer le groupe que nous formons pour une interaction plus importante et plus structurée. D’où cette petite enquête  sous forme de questions que nous vous soumettons.

Merci de laisser le questionnaire sous format Word afin que nous puissions vous  faire une restitution remaniée. Seul le contenu du questionnaire sera restitué, pas le nom de ceux qui y auront répondu.

                                                                                              Mangal

Voici  le questionnaire à nous retourner, dûment rempli …

A l’avance, merci pour vos réponses.

D’abord faisons connaissance.

Nom/ Prénom/surnom :

Adresse :

Mail :

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Votre activité de jardinier :

Êtes-vous intéressé par cette initiative de réseau de jardinier ?

Quelles compétences pourriez-vous apporter à la communauté ?

Quels projets aimeriez-vous  initier ou/et mener au sein de la communauté ?

Formation

Qu’avez-vous pensé de cette formation, de ce cycle de formation ?

Souhaitez-vous que ce cycle de formation continue sous cette forme ?

Sinon  que proposez-vous ?

Souhaitez-vous une autre formation ?

Si oui, avec quel contenu et sous quelle forme ?

Perspectives

Comment souhaitez-vous que ce projet évolue ?

Qu’attendez vous du Collectif Citoyen ?

Merci pour vos réponses.

La 2me formation en agroforesterie

« Les hommes ont inventé le labour et ont déclaré la guerre à la nature »  Philipp Forrer.

Ce mercredi 11 mars, nous avons eu notre 2 me après midi de formation avec André Sieffer. Cette rencontre à eu lieu au Cessonnet  route de Molans  à 1 km avant le domaine de Molans. Ce jardin en forme de Mandala  est un jardin collectif qui a été initié par les 5 familles du cessonnet  en septembre 2018.

Afin de nous montrer vers quel type de culture il va nous emmener lors de ce cycle de formation André nous a présenté  un film sur le jardin paradis de  Philipp Ferrer. https://youtu.be/Eh2Woo9A1HYLa technique de Philip Forrer pour faire ses buttes consiste à rassembler des troncs sur le sol, à combler les espaces vides avec des branchages, du feuillage, et du broyat de ligneux. En surface il ajoute du fumier frais et 20 cm de terre et enfin de la paille. 

Après ce film André nous a exposé  les points suivants :

  • Plusieurs options pour  démarrer un potager : En septembre, couvrir le sol de paille, de foin ou de tout autre matière végétale ou couvrir d’une bâche plastique (type bâche d’ensilage)  après avoir fauché les herbes. Ou bien après fauchage on procède au semis d’un mélange  de graminée (avoine, seigle, orge, blé ou triticale etc.) et de légumineuse (vesse, luzerne, trefle, sainfoin etc.), avec d’autres semences  (sorgho, tournesol, lin) faucher à maturité en tant que couvert végétal  qui sera restitué au sol en  engrais vert.
  •  Si la parcelle est plein de chiendent : seigle forestier  + lin et vesse sont un couvert qui permet  de diminuer la présence du chiendent, voire de l’éliminer sur un à deux ans. 

Dans les 2 cas attendre un an avant de démarrer son potager.

  • Pour faire des butes : poser des troncs sur le sol,  combler les espaces vides avec des branchages, couvrir de BRF, de fumier frais puis de terre et enfin de paille.
  • Débloquer les sols calcaires : beaucoup de  sols dans le territoire sont calcaire souvent  avec un PH8. Afin de débloquer les minéraux (manganèse, phosphore, bore, molybdène etc.).) il faut diminuer le pH de façon à permettre à l’activité biologique de fonctionner correctement et de libérer certains éléments bloqués par le calcaire (en particulier le phosphore qui est souvent présent en abondance, mais non assimilable par les plantes). L’apport de soufre élémentaire et de kiésérite (Soufre + Magnésium) permet de diminuer le pH du sol. C’est une opération, qui permettra d’obtenir une meilleure croissance des légumes ainsi qu’une meilleure assimilation des éléments nutritifs.
  • Analyse de sol.  Avant de démarrer son potager, il est nécessaire de connaitre le sol de  son jardin afin de, tout de suite connaitre les carences du sol et y palier sans attendre. Nous avons à bourdeau  un laboratoire d’analyse des sols : laboratoire Teyssier route des junchas 26460 BOURDEAU. Tel :  04 75 53 31 43. info@laboratoire-teyssier.com
  • Ration alimentaire des sols.  Beaucoup de sols exploités de longue date sans apports suffisants pour nourrir les sols, sont pauvres en matière organique. A l’extrême, on trouve beaucoup de sols qui sont descendus à des taux situés entre 1 et2% de matière organique. Pour augmenter le taux de matière organique (MO) de 1 % il faut apporter 40 tonnes de matière sèche(MS) par hectare. Cet apport peut se faire sur plusieurs années car il est difficile de l’apporter en une seule fois. Il faut également savoir que la ration alimentaire d’un sol pour assurer son fonctionnement de base, et permettre une activité normale des décomposeurs (microorganismes, vers de terre,…) est de 20 tonnes de Matière Sèche par hectare. Souvent les apports des jardiniers ou des maraichers pour conduire leurs cultures sont bien inférieurs à cette ration de base. Nous sommes donc souvent dans des cas où au mieux on nourri les plantes, sans nourrir le sol, et sans lui donner une chance d’augmenter son taux de MO. 
  • Un sol entre 1 et 2 % de MO ne fonctionne pas correctement et doit dans un premier temps recevoir beaucoup de MO à travers l’implantation de couverts végétaux, l’apport de fumier et si possible avec un apport de déchets ligneux. Ces derniers ont une dégradabilité faible et sont une source de MO pendant plusieurs années. L’augmentation du taux de MO peut prendre entre 3 et 5 années avant de pouvoir trouver un fonctionnement correct des sols. Lorsqu’un sol est déjà à un taux del’ordre de 4 % de MO, la dynamique est différente, le sol présente une activité biologique plus élevée qui lui permet de produire des légumes ou des fruits plus facilement. Certains sols ayant reçu beaucoup de MO peuvent être amené à des taux de MO situés entre 5 et 10 % de MO, voire plus, après quelques années.

NOTRE ANALYSE

Cette 2me journée de formation  avec André a confirmé notre intuition. Nous sommes confrontés à des défis pour mettre en place un potager  que chacun aura du mal à gérer seul sans quelques connaissances de base, Si nous voulons avoir des potagers suffisamment productifs pour aller vers la résilience, certaines étapes sont à maitriser :

  • L’achat de semences. Si vous n n’êtes pas agriculteur ou professionnel avec un SIRET,  Il est impossible pour un particulier d’acheter en  de la vesce, du seigle etc.  dans les coopératives agricoles. C’est-à-dire que vous serez contraints de l’acheter dans une jardinerie en sachet de 500g au prix fort alors qu’on peut l’acheter 1€ le kg par sac de 20kg .Si l’on se regroupe de façon organisé. Nous pourrons  l’acheter en groupe. Le Collectif citoyen qui a un Siret se propose de centraliser les demandes et d’acheter en gros chez les fournisseurs.
  • Pour nourrir le sol. s’il faut apporter au moins  20 tonnes de matières organiques sèches  par hectare et par an. Cela veut dire qu’il faut apporter 2kg/m², dans un jardin de 300m² (notre jardin collectif du Cessonnet) il faut 600kg de pailles ou de foin ou de divers végétaux, gazon etc.  . Cela représente  3 rounds de foin ou paille. Ce qui est impossible étant donné l’épaisseur de paille que cela représenterait. Le broyat ligneux  est une solution car 1cm d’épaisseur correspond à 3kg/m² avec une matière organique qui se dégradera  progressivement sur plusieurs années.  Pour collecter ces matériaux il serait utile de s’organiser collectivement.
  • Il y a bien d’autre  raison de se regrouper. Cela permettra de poursuive le cycle de formation  en agroforesterie avec André, d’organiser  l’achat et l’échange de semences, ainsi de plants de légumes. des coups de main ou des échanges d’expériences permettront à chacun d’avancer. Pour cela nous pensons que les formations sont des temps qui permettront  de constituer  notre groupe de jardiniers. Pour cela nous comptons sur vous pour faire venir vos amis, vos voisins et de venir approfondir au fur et à mesure les différentes connaissances pour conduire son jardin formation.

Participation aux frais : 10€ sont conseillés si vous le pouvez ou gratuité pour nos amis qui subissent des difficultés.


Créons une sécurité sociale de l’alimentation pour enrayer la faim

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Créons une sécurité sociale de l'alimentation pour enrayer la faim

Le collectif citoyen se saisit de ce sujet

En France, nous peinons encore à mettre à l’abri de la faim. Les auteurs de cette tribune proposent donc la mise en place d’une sécurité sociale de l’alimentation, pour plus d’équité sociale, pour transformer notre modèle agricole et prendre ainsi soin de l’environnement.

Les auteurs de cette tribune sont Ingénieurs sans frontières – Agricultures et Souveraineté alimentaire (ISF-Agrista), une association composée majoritairement d’agronomes qui œuvrent pour la souveraineté alimentaire et la mise en place de modèles agricoles respectueux des équilibres socioterritoriaux et écologiques, et le Réseau Civam, qui met en lien les agriculteurs, les ruraux et la société civile pour promouvoir une agriculture plus économe, autonome et solidaire visant à nourrir, préserver et employer dans les territoires.


L’épidémie de Covid-19 et les mesures prises pour l’endiguer sont venues percuter le traitement politique et médiatique de la crise sociale et économique préexistante. Les problèmes structurels qui caractérisent le modèle agricole et le système alimentaire construits ces soixante dernières années sont mis en lumière. La précarité alimentaireexplose : amputés d’une partie de leurs revenus, privés des cantines scolaires, beaucoup de personnes ont eu affaire pour la première fois à l’aide alimentaire.

Les associations auxquelles cette aide a été déléguée accueillent depuis plusieurs années déjà 5,5 millions de bénéficiaires réguliers. Et, loin d’être préparées à l’irruption d’une telle situation, contraintes de protéger leurs bénévoles souvent âgés, elles ont peiné à faire face. Dans l’urgence, des collectivités ont débloqué des aides financières, parfois importantes, et ont organisé, ou réorganisé, des distributions alimentaires, tandis que des collectifs citoyens ont déployé toutes les formes possibles d’actions de solidarité. Mais l’efficacité de ces interventions a été grandement diminuée par l’absence d’une politique nationale cohérente : deux mois pour débloquer un budget d’urgence à destination des associations d’aide alimentaire !

Un constat s’impose : en France, nous peinons aujourd’hui encore à mettre à l’abri de la faim, y compris en dehors de toute période de crise, alors que c’est du « droit à l’alimentation » dont il devrait être question dans une démocratie, c’est-à-dire du « droit d’avoir un accès régulier, permanent et non restrictif, soit directement ou au moyen d’achats financiers, à une alimentation quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple auquel le consommateur appartient, et qui lui procure une vie physique et mentale, individuelle et collective, épanouissante et exempte de peur », selon les mots d’Olivier De Schutter, alors rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, en 2010.

Conjuguer agriculture et alimentation pour sortir de la doctrine libérale

À l’autre bout de la chaîne, une crise agricole profonde était déjà installée au point qu’il n’est plus légitime de l’appeler « crise ». En témoignent la baisse drastique du nombre d’exploitant.es en France, le nombre d’agriculteurs.trices au RSA ou le taux de suicide extrêmement fort dans la profession, sans compter les mauvaises conditions de travail des salarié.es de l’agroalimentaire et de la distribution.

Il n’y aura pas de réforme agricole sans une véritable politique alimentaire. Le spectre de la faim, le sort de ceux d’entre nous dont les budgets alimentaires sont contraints ont trop longtemps servi de justification à la surproduction. L’industrialisation de l’alimentation, la revendication du moins-disant social et écologique nous promettaient une alimentation accessible à tous et toutes ; et nous faisons face à l’augmentation de l’insatisfaction et des maladies alimentaires ! Les politiques publiques ne doivent plus se construire sur la croyance aux vertus du libre marché.

Dans une situation traumatisante, la tentation du recours au registre autoritaire existe. Nous pensons, au contraire, qu’il nous faut plus de démocratie, car, sans démocratie, il ne peut y avoir de droit à l’alimentation. Ce droit implique de pouvoir collectivement définir ce que nous voulons manger, comment le produire, et comment en assurer l’accès à tous.

Mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation pour instituer une démocratie alimentaire

En 1945, dans une économie pourtant exsangue, des hommes et des femmes engagés pour des « jours heureux » [1] ont pensé un monde où toutes et tous pourraient se soigner sans distinction de classe. Ils ont bâti et défendu la sécurité sociale. À la place des politiques de réduction des inégalités ou des logiques de charité discrétionnaire chères aux libéraux, ils ont créé du droit, à partir d’un système universel. Quelques décennies plus tard, revendiquons le même engagement pour l’alimentation : que le droit soit le socle de toutes les politiques alimentaires et agricoles à venir.

Nous, paysan·nes, agronomes, citoyen.nes, précaires, chercheur.euses, entrepreneur.euses, commerçant.es, appelons à la création d’une sécurité sociale de l’alimentation. Nous proposons de sanctuariser un budget pour l’alimentation de 150 euros par mois et par personne et de l’intégrer dans le régime général de sécurité sociale. Tout comme pour la sécurité sociale à son origine, ce budget devra être établi par des cotisations garantes du fonctionnement démocratique de caisses locales de conventionnement. Chacune de ces caisses, gérées par les cotisants, aurait pour mission d’établir et de faire respecter les règles de production, de transformation et de mise sur le marché de la nourriture choisie par les cotisants.

Nous voulons collectivement définir ce que nous voulons manger, comment le produire, et comment en assurer l’accès à tous.

150 euros par mois vont permettre durablement aux ménages les plus précaires un bien meilleur accès à une alimentation choisie, de qualité. Une sécurité sociale de l’alimentation obligera les professionnels.les de l’agriculture et de l’agroalimentaire, s’ils veulent accéder à ce « marché », à une production alimentaire conforme aux attentes des citoyens.nes. Nous avons la conviction que tous, nous voulons bien manger, sans antibiotiques, sans pesticides, sans perturbateurs endocriniens dans nos assiettes. Aujourd’hui, certains ont accès à cette nourriture et beaucoup d’autres souhaiteraient certainement l’avoir s’ils en avaient les moyens, et s’il leur était donné l’occasion de choisir.

Cette proposition nous donne une puissance d’agir à même de répondre aux problèmes majeurs du système alimentaire français, mais également aux enjeux sociaux, climatiques et environnementaux liés à l’agriculture. Un cadre national imposé à chacune des caisses répondra au caractère global de certains enjeux : le changement climatique, l’accès garanti à des produits conventionnés quel que soit le régime alimentaire de chacun, le respect de la souveraineté alimentaire de tous les pays, la nécessité de conditions et rémunérations correctes de travail pour l’ensemble des travailleurs.ses du complexe agro-industriel, ou encore la socialisation du profit dans les filières conventionnées.

Tout comme les critères de conventionnement définis par les caisses, ce cadre national doit faire l’objet d’un débat démocratique. Nul ne peut préempter ce débat en définissant par avance la qualité d’un produit conventionné sans prendre le risque de voir s’en éloigner une partie de nos concitoyens. Nous savons qu’il n’y aura pas de réformes environnementales puissantes dans une société inégalitaire. Ce n’est qu’en prenant cela à bras-le-corps que nous pourrons modifier profondément le mode de production alimentaire actuel et éliminer les atteintes qu’il porte à notre environnement…

Vite, de la démocratie dans notre alimentation !

Contribution de Jean-rené

L’agriculture dans le « monde d’après« 

2 mots ont résonné particulièrement  à mes oreilles pendant ce confinement, 2 mots que je n’avais jamais entendus. 2 mots  expriment très bien la mobilisation indispensable pour ne pas se faire voler le « monde d’après «  que nous voulons solidaire juste et écologique.

Le KAIROS. (Le moment opportun)
Une vidéo est passée en boucle sur les réseaux socio au tout début du confinement. Un médecin de la pitié salpêtrière interpellai Macron et répéta à plusieurs reprise «  c’est le kairos, c’est le moment de donner tous les moyens nécessaire aux hôpitaux pour faire face à la crise du covid ».
Nous sortons du confinement dans une grande incertitude sur le devenir de nos structures sociales, économiques, financières et politique.  L’incertitude peut –être sujet d’angoisse de peur, de désespoir ou peut aussi être porteur d’espoir, saisir l’opportunité de l’événement pour poser des actes qui vont construire l’avenir que nous voulons tous : « les jours heureux ». Pour cela il faut comprendre et sentir  que nous venons d’entrer dans le kairos de la grande Histoire. C’est dans ces moments de troubles, d’instabilité ou les imprévus font tout chambouler, que les opportunités s’offrent à nous.  C’est maintenant qu’il faut poser les actes qui vont construire les jours heureux.
 Quels actes ?
Le terrain sur lequel  nous pouvons et devons agir et qui nous est vital, est le terrain économique.  Le cœur économique de notre survie est l’alimentation. Et c’est là qu’arrive ce deuxième mot  dont je parlais plus haut.

FOODSCAPING.

Le sens de ce mot n’a rien d’exceptionnel  (paysage alimentaire) mais surtout je vous invite à regarder  ou plutôt à plonger dans cette photo ci-dessous, voila ce que représente ce mot. Cela se passe au Michigan dans une banlieue de Detroit, ancien  fief de la General Motors, la ville est en faillite. Plus d’emplois, plus de service sociaux, plus de politique plus rien. Si, il reste des familles, des familles qui ont du faire face à un défi qui était insurmontable, VIVRE. Ils se sont rassemblé, ont, petit à petit, refait société, se sont organisé pour résoudre les problèmes les uns après les autres. SVP replongez encore dans cette photo, cette réponse unanimes et évidentes de toutes ces familles, des potagers solidaires ou chacun échangent  ses semences ses connaissances, se prêtent des outils, mutualisent leurs forces, leurs enthousiasmes, leurs achats, etc. Ils mutualisent, ils recréent un lien fondamental entre eux et aussi avec la nature.
Voilà, la résilience alimentaire est possible, chez nous aussi dans cette belle nature généreuse du pays de Dieulefit, d’autant plus que les équipes municipales élus ou en passe de l’être s’y sont engagé.  De notre coté au collectif citoyen, depuis l’automne dernier nous avons mis en place « les potagers solidaires ». Pour l’instant nous avons engagé  un cycle de formation en agroforesterie c’est-à-dire potager sous des plantations d’arbres fruitiers. Nous avons la chance Qu’André Sieffert fondateur de l’ADAF  ingénieur agronomes, docteur en biologie, spécialiste de l’agroforesterie ait bien voulu prendre en charge ce cycle de formation. Maintenant que le confinement est fini Ce cycle de formation reprend (voir le compte rendu de la dernière formation).  Nous vous invitons à nous rejoindre à la prochaine rencontre qui aura lieu le mercredi 10 juin  à 14h00 Chez Alain et Pascale à graines d’orties : 318 chemin de la francoise à Dieulefit . C’est important pour vous, pour nous, pour nous tous.