Appel des jeunes pour l’emploi

Plus de 500 000 personnes se sont mobilisées partout en France le 9 mars dernier pour demander le retrait du projet de loi « Travail ». Parmi les manifestant.e.s, ce sont près de 100 000 jeunes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s et jeunes travailleu.se.rs, privé.e.s d’emploi qui sont descendu.e.s dans la rue avec une détermination qui ne cessera de s’accroitre pour obtenir de meilleures perspectives pour la jeunesse, un emploi choisi, stable et de qualité ainsi que le maintien des garanties collectives. 

Dans la lignée de cette forte mobilisation, nous appelons tous les jeunes à une nouvelle journée d’action le 17 mars prochain pour exiger le retrait sans conditions de ce projet de loi régressif, et porter haut et fort nos contre-propositions pour lutter contre le chômage et garantir à tou.te.s un droit à un avenir stable : 

  • Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale. La fin de la discrimination par l’âge dans le calcul de la rémunération des apprenti.e.s. L’apprentissage ne doit être légal qu’à partir de 16 ans et doit déboucher sur un emploi stable.

  • La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.

  • En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela, en s’organisant au sein des lycées, universités, quartiers et entreprises, nous appelons tou.t.es les jeunes à amplifier le mouvement et à se mobiliser massivement le 17 mars prochain, ainsi que lors des futures échéances, notamment lors de la journée de mobilisation générale appelée par l’intersyndicale au niveau national le 31 mars.

Alternative libertaire, CGT jeunes, DIDF, Ensemble, FIDL, Génération précaire, JC, Jeunes écologistes, JOC, Maison des potes, MJS, MRJC, Nouvelle Donne campus, NPA, Osez le féminisme !, PG, Solidaires étudiant-e-s, SOS racisme, Syndicat général des lycéens, UEC, UNEF, UNL

La lutte contre « l’illettrisme numérique »

La lutte contre « l’illettrisme numérique » bientôt reconnue dans le Code du travail ! Le projet de loi pour une République numérique porté par Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et par Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, a été rédigé à l’issue d’un long processus de concertation.

Les acteurs du Collectif Citoyen sont ravis de cette décision et  n’ont pas attendu que les élus se mobilisent contre l’illettrisme numérique.

Pièce-jointe

A l’écoute de nos concitoyens, nous avons mis en place, depuis 10 ans, les outils indispensables pour aider ceux qui ne connaissent pas, ou n’ont pas, les outils nécessaires.

Deux lieux sont ouverts à tous, 45 rue du bourg et aux HLM des Reymonds.

On peut se connecter et ce sont les habitants de petits villages qui viennent chez nous, les personnes  de passage, les personnes sans Internet.

Chacun est accompagné par l’animatrice : si on ne sait pas faire, on apprend !
On peut prendre des cours en groupe ou individuellement.

L’animatrice se déplace dans le petits villages du canton.
Et les enfants bénéficient de ces aides le mercredi après-midi ou dans le cadre de l’aide aux devoirs, avec 11 bénévoles qui se mobilisent.

Et ceux qui apprécient beaucoup ce service aux citoyens et sont très présents, ce sont les touristes : quand il n’y a plus d’agence pour prendre un billet de train ou d’avion, quand on veut communiquer avec ses proches, quand on veut contacter son entreprise, et travailler en ligne : c’est à l’Espace Public Internet qu’on arrive. L’été, nous devons doubler nos horaires d’ouverture  car ce service est fort apprécié et utilisé par les touristes et donne à notre bourg, en complément des richesses offertes, une image de grande qualité touristique.

Les orientations : 

« L’illectronisme » est le néologisme utilisé pour transposer le concept d’illettrisme dans le domaine de l’information électronique.

Cette forme particulière d’illettrisme constitue une difficulté qui peut se traduire autant par la manipulation de ces nouveaux outils que par une incapacité à accéder aux contenus de l’information numérique et à les comprendre. Le gouvernement a cependant décidé de privilégier l’expression « illettrisme numérique ».
Pour les auteurs de l’amendement, il faut encourager les entreprises à détecter et à prévenir l’illettrisme numérique de leurs employés. Car à l’instar de l’illettrisme, l’illectronisme est générateur d’exclusion.

« Alors que de nouveaux usages se sont développés avec le web et que le numérique a investi notre quotidien », notent les auteurs de l’amendement, « les personnes concernées par l’illectronisme doivent faire face à de nombreuses difficultés : utiliser un guichet automatique, effectuer des démarches administratives, rédiger un CV et chercher un emploi, un logement, évoluer dans une entreprise, lire un mail, etc. ».

Le projet de loi prévoit donc d’inscrire – au côté des actions de lutte contre l’illettrisme et en faveur de l’apprentissage de la langue française – les actions de lutte contre l’illettrisme numérique. Ces actions feront ainsi partie intégrante de la formation professionnelle tout au long de la vie (article 45 bis portant modification de l’article L6111-2 du Code du travail).

Pour inciter l’employeur à mener des actions de lutte contre l’illettrisme numérique, le projet de loi prévoit par ailleurs de compléter l’article L6321-1 du même Code qui énoncerait ainsi que l’employeur « peut proposer des formations qui participent au développement des compétences, ainsi qu’à la lutte contre l’illettrisme et l’illettrisme numérique ». Ces formations pouvant être organisées dans le cadre du plan de formation.

Pour rappel, l’employeur est tenu, au titre de l’article L6321-1 du Code du travail, à deux grandes obligations : assurer l’adaptation de ses salariés à l’évolution de leur poste de travail et veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies te des organisations. Il est en revanche libre d’organiser pour ses salariés des actions de formation visant au développement de leurs compétences, et depuis la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, des actions de formation de lutte contre l’illettrisme.

Projet de loi pour une République numérique, dossier législatif

Naissance du Collectif Citoyen

C’est en 2002 que nous avons décidé de créer ensemble le Collectif Citoyen.

Ce qui nous a motivé cette année là,  ce fut de voir s’afficher un étrange candidat sur nos écrans qui déversait des messages de violence !

Dans un premier temps nous avons manifesté pour dire notre inquiétude et notre rejet de ces théorie fumeuses, xénophobes, racistes qui nous sont déversées.
Puis, nous avons pensé que créer de la solidarité, du lien social, de l’empathie avec les plus faibles d’entre nous, serait la meilleure réponse à ceux qui cultivent les ruptures , les rejets, et trompent nos concitoyens leur promettant des jours plus heureux .
Nous savons ce que sont ces gens là et leur capacité à détruire le lien social.

Puis nous avons décidé de devenir des brasseurs de belles idées, celles qui  rassemblent nos concitoyens autour des valeurs citoyennes . Ce sont des moments d’une exceptionnelle richesse pendant lesquels nous partageons des idées, nous invitons des intervenants qui nous offrent d’autre façons de penser le monde.

Patrick Viveret, Paul Ariès, Michèle Rivais, Corinne Le page, Martin Hirsh, Laurent Cordonnier… et bien d’autres intervenants ont nourri notre pensée et nous ont fait avancer vers une idée de justice de solidarité.
Mais réfléchir ne suffit pas, il nous a fallu agir et créer des projets solidaires qui répondent à de vrais besoins :

Les ateliers dédiés aux personnes handicapées

Les jardins solidaires

Nous fêtons nos 15 ans de bons et loyaux services autour du partage, du lien social et de la solidarité.

Nous pourrions aider nos concitoyens !

Sauver-des-viesArrivée de familles et d’enfants sans logis sans amis sans école

PB070218300 chambres libres à Dieulefit : les financiers nous ont volé le plus beau patrimoine Dieulefitois. On a de la place !

Soyons justes au pays des justes !
. Au nom de « l’extrême urgence » de la situation des migrants et des tensions croissantes dans le Calaisis, la préfecture a ordonné aux migrants vivant sur la zone sud du bidonville de Calais de quitter les lieux.

Pourquoi vous opposez-vous à l’évacuation d’une partie de ce bidonville ?

François Guennoc Nous ne voulons pas maintenir le bidonville, qui n’est évidemment pas une solution durable. Mais nous sommes très opposés à l’éviction qui se prépare. Les solutions offertes aujourd’hui sont insuffisantes en quantité et en qualité. Il n’y a que 300 places disponibles dans le camp de conteneurs installé par l’État, qui s’apprête à évacuer 3 450 personnes de la zone sud du bidonville, selon notre propre recensement. Et l’on ne peut se satisfaire de ces conteneurs, où l’on ne peut rester que debout ou allongé. Il n’y a pas d’espace intime ou de convivialité, ni de vie culturelle ou religieuse. Beaucoup de migrants ne veulent y aller. Quant aux départs vers les centres d’accueil et d’orientation (CAO), disséminés sur le territoire, ils se font au compte-gouttes, environ une centaine par semaine.

Pourquoi ?

François Guennoc Les informations circulent vite entre les réfugiés. Beaucoup savent désormais que ces centres se situent, pour la plupart, dans des zones isolées, et ne leur sont proposées que pour une courte durée. Certains CAO, il faut le dire, fonctionnent bien, avec une forte présence d’associations qui accompagnent les migrants dans leur projet : demander l’asile, repartir au pays, travailler le rapprochement familial avec un proche en Grande-Bretagne… Mais ce n’est pas le cas partout. Certains préfets ont sorti les réfugiés des CAO pour les mettre à l’hôtel sans le moindre accompagnement avant de les placer en centre de rétention. Une partie d’entre eux sont expulsables, en vertu du règlement de Dublin, et peuvent être renvoyés vers le premier pays d’entrée dans l’Union européenne. Les réfugiés ont peur de cela. Un des problèmes qui nous préoccupe le plus, c’est la situation des 400 mineurs non accompagnés de la « jungle ». L’État ne prévoit pas la scolarisation des enfants dans le centre Jules-Ferry, ni dans les conteneurs.

Bernard Cazeneuve, qui a visité hier un CAO, a rappelé que « l’État n’avait jamais déployé autant d’efforts humanitaires » à Calais.

François Guennoc On ne peut le nier. L’ouverture du centre Jules-Ferry pour accueillir les femmes et les enfants, la distribution d’environ 2 000 repas par jour, la mise à disposition de douches, de points pour recharger les téléphones, c’est positif. Mais évacuer la zone sud, où se trouvent les deux tiers de la population du camp, ne va pas améliorer le problème, mais le disperser. Certains migrants vont se réfugier dans des maisons vides à Calais, d’autres vont se cacher dans les bois, dans les dunes ou grossir d’autres camps de la région. Près de 60 personnes sont arrivées en deux jours à Norrent-Fontes et d’autres ont déjà rejoint Isbergues. D’autres iront à Dieppe ou Zeebruges. Cela ne fera qu’entraîner de la violence. À chaque fois, c’est la même chose. Les policiers mobilisés sur le bidonville ne peuvent être mobilisés pour assurer la sécurité publique, explique la préfète, mais ces mêmes policiers seront contraints, après l’expulsion, de faire la chasse aux migrants pour les empêcher de planter une tente, d’investir une maison vide… Le gouvernement a une approche médiatique et politique. Il va dans le sens de ce que demande une partie de la population calaisienne, de la droite et de l’extrême droite, en répondant par la force, et ce afin de montrer qu’il maîtrise la situation. Il veut prouver sa politique dite « de fermeté et d’humanité ». L’humanité, c’est les conteneurs, les CAO et le centre Jules-Ferry, et la fermeté, c’est l’expulsion. Mais les arrêtés d’expulsions à répétition ne font pas de véritables solutions. On ne fait pas une politique à coup de bulldozer.

Que faudrait-il faire ? Les laisser passer en Grande-Bretagne ?

François Guennoc Ceux qui veulent toujours passer en Grande-Bretagne ont de bonnes raisons de le faire. Ils parlent anglais, et non français, et ont bien souvent des parents ou des amis déjà installés là-bas. Ils savent également qu’ils ont plus de chance de trouver un travail et de s’intégrer outre-Manche qu’en France, où l’accueil ne leur donne clairement pas envie de rester. Une solution durable ne sera donc qu’européenne. Il faut revoir les accords de Dublin et renégocier les accords du Touquet, en particulier pour régler la question des mineurs isolés. Lorsqu’ils ont de la famille en Angleterre, ils devraient bénéficier d’une prise en charge et d’un billet de ferry pour traverser la Manche.

Et que doit faire l’État à Calais ?

François Guennoc Pour résoudre le problème, il faut d’abord suspendre l’expulsion, et mettre tout le monde autour de la table. Des solutions existent. Elles sont prévues par nos textes, et des préconisations ont récemment été effectuées par le Défenseur de droits. L’État doit les mettre en place en travaillant avec les associations, et non en détruisant leur travail. C’est grâce à elles, et aux 6 000 bénévoles venus dans la « jungle », que l’on retrouve dans la zone sud le plus d’accès aux droits, de services pour aider les migrants, des écoles, une maison des femmes, etc. Nous ne pouvons accepter qu’il détruise tout ce travail. Plutôt que de mépriser le travail des associations, ou de les utiliser, l’État ferait mieux de travailler avec elles pour supprimer le bidonville, mais en prenant le temps nécessaire pour trouver de vraies solutions.

François Guennoc est Secrétaire de l’Auberge des migrants

 

Assemblée générale

La solidarité est notre force !

 

Bienvenue à l’Assemblée Générale annuelle du Collectif Citoyen et de l’Espace Public Internet de DIEULEFIT

Samedi 26 mars à 10h 00 A la maison fraternelle

Ordre du jour :

Bilan moral et financier des activités 2015

Election du nouveau Conseil d’Administration

Présentation des projets pour l’année 2016

Collecte de propositions pour l’année 2016

C’est avec grand plaisir que nous vous convions à un apéritif, organisé à l’issue de l’AG et à un repas partagé.

À bientôt Au cas où vous ne pourriez pas être présent, vous pouvez vous faire représenter :

Pouvoir : Etant adhérent du Collectif Citoyen et ne pouvant être présent,

je donne pouvoir à : …………………………………………………………………………………………………………….

Pour me représenter dans le cadre de cette assemblée.

Document à retourner à l’adresse ci-dessous avant le 26 mars ou à remettre le jour de l’assemblée.