Comment développer l’économie circulaire

Réflexions à enrichir
> Pour encourager l’économie circulaire, ce qui peut être travaillé :
> – organiser des filières « light » pour la collecte et la récupération pour que les objets passent plus facilement d’un acteur à l’autre (lieux, moyens de proximité, tournées, évènements)
> ex tournées en triporteur dans les cœurs de ville, dépôts thématiques en pied d’immeubles
> – faciliter l’accès aux « déchets ressources » aux acteurs de l’ESS qui participent à la chaine de valorisation
> (accord de récupération, chalets du réemploi dans les déchetteries, y compris pour les petites structures qui ont du mal à « négocier » face aux gros)
> – encourager la mutualisation et créer des « pôles » sur les territoires (de la collecte à la revente) –> PTCE ?
> – mettre à disposition des lieux de vente mutualisés, gratuits, éphémères, … pour les structures de l’ESS du secteur qui sont investies dans ce secteur et manquent de visibilité et d’accès aux consommateurs/utilisateurs
> – créer un label valorisant les produits de l’éco circulaire mais aussi les donateurs
> – ouvrir des matériaux/matériels – thèques comme il existe des bibliothèques pour encourager le prêt et la location plutôt que l’achat
> – soutenir (techniquement/financièrement/logistiquement) la recherche et les initiatives innovantes (de la conception au recyclage des produits) par des appels à projet
> – faciliter l’embauche dans le secteur (métiers de main d’œuvre) par l’accès aux contrats aidés, aux services civiques, à des aides à l’embauche
> – structurer des filières de formation adaptées et faire en sorte que ces formations soient finançables
> – penser « espace » et « lieux » car c’est un besoin fort des « petites » structures pour aller vers ces métiers (mise à disposition de locaux, équipements, …)
> – penser ville et campagnes … et croisement des deux à l’échelle d’un territoire
>
> Intéressant de penser l’économie circulaire sur toutes sortes de filières : alimentaire, bois, textile, électro-ménager, outillage, papier, composants industriels, …
>
> Intéressant de penser aussi l’idée de travailler sur les surplus / invendus / produits défectueux, … (incitation fiscale) pour structurer la filière des dons d’entreprises

réflexions sur les monnaie locales

« Les monnaies locales peuvent encourager la transition énergétique

« Les monnaies locales peuvent encourager la transition énergétique »
(Crédit photo : taxtebate.org.uk – Flickr)
Et si le sol-violette ou l’Eusko allaient plus loin ? Ces monnaies complémentaires boostent déjà l’économie du coin, et si elles soutenaient les investissements écoresponsables ? L’économiste Jérôme Blanc y croit.
Le sol-violette à Toulouse, la Pêche à Montreuil (Seine-Saint-Denis), l’Eusko au Pays Basque… Une trentaine de monnaies locales complémentaires ont fait leur trou en France. Le principe est simple : on troque ses euros pour des espèces sonnantes et locales à dépenser dans les commerces de proximité.
Selon le rapport remis le 8 avril à Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, ces monnaies pourraient permettre une « nouvelle prospérité ».
Et si cette prospérité était aussi écologique ? A quelques mois de la COP21, les rapporteurs ont juxtaposé les contributions de deux économistes, Michel Aglietta et Jérôme Blanc, pour mettre en lumière la capacité des monnaies locales à favoriser la transition écologique.
L’idée s’appuie sur des travaux antérieurs de Michel Aglietta, qui propose de donner une valeur sociale aux non-émissions de gaz à effet de serre pour booster les investissements les plus écologiques. La nouveauté arrive ensuite : Jérôme Blanc a étudié la possibilité de relier cette valeur sociale du carbone évité aux monnaies complémentaires. Objectif : soutenir localement les projets les moins polluants.
Terra eco : Votre proposition réconcilie monnaie et développement durable. Est ce que cela signifie que la finance est incapable de promouvoir la transition énergétique ?Jérôme Blanc : On a manifestement un problème de financement pérenne des investissements bas carbone à cause d’une double incertitude. D’abord, les acteurs privés ne sont pas enclins à financer des projets risqués, peu rentables et dont les effets ne seront visibles qu’à long, voire très long terme. La deuxième difficulté est liée à l’humeur changeante des pouvoirs publics. Dans le passé, on a vu des dispositifs très incitatifs permettre à une industrie, comme le solaire, de se développer. Et d’un coup, cette dynamique se retrouve brisée par un changement d’agenda politique. La proposition de Michel Aglietta de donner une valeur sociale au carbone vient contrer cela pour inciter les acteurs à investir. A la différence d’un prix comme celui des droits d’émission de gaz à effet de serre, la valeur sociale ne fluctue pas en fonction du marché. Elle est fixée pour cinq ans. Ensuite, pour éviter que les gouvernants ne reviennent dessus, cette valeur est internationale et donc moins soumise aux changements politiques.

Pourquoi avoir choisi les monnaies locales pour proposer une application de cette idée ?

Les monnaies locales favorisent les achats de proximité, ce qui va de pair avec l’idée de transition écologique. Il faudra tout de même réfléchir à la question du périmètre concerné. Si l’on accorde un crédit ou une subvention en monnaie locale à un projet qui émet peu de gaz à effet de serre, il faut que le porteur de projet ait la possibilité de dépenser son argent dans le territoire concerné par la monnaie locale. Prenons la construction d’une maison écologique, par exemple. Cela implique de trouver des fournisseurs et des professionnels qui acceptent d’être payés en monnaie locale. Il faudra dans tous les cas garder une certaine souplesse, car il y a plein de choses que l’on ne produit plus localement et qu’il n’est pas question de relocaliser.

Concrètement, à quoi pourrait ressembler la prise en compte de la valeur sociale du carbone par les monnaies locales ?

Les collectivités locales ou territoriales auraient la possibilité de subventionner ou d’accorder un crédit à taux zéro aux entreprises ou aux ménages qui ont des projets qui émettent peu de gaz à effet de serre. L’évaluation des projets serait confiée à des organismes indépendants. Les sommes distribuées proviendraient, elles, d’un fonds d’investissement pour la transition écologique alimenté en monnaie locale par les collectivités.

Les collectivités locales devraient alors assumer le coût de la transition énergétique ?

Cela suppose la mise en place de politiques publiques d’investissement, mais les collectivités locales n’auraient pas vocation à tout financer : il s’agit simplement d’un coup de pouce.

Cela implique tout de même de pouvoir alimenter ces fonds…

C’est là qu’intervient le mécanisme de valeur sociale du carbone. Jusqu’à maintenant, quand une association émet de la monnaie locale, elle place la somme équivalente en euros sur un compte en banque. Cela permet d’assurer la convertibilité de la monnaie. Si l’on fixait une valeur sociale du carbone au niveau international, comme le propose Michel Aglietta, cela pourrait évoluer. Les collectivités auraient la possibilité d’émettre de la monnaie locale sans autre contrepartie qu’un certificat carbone. Imaginons un investissement qui permette d’économiser dix tonnes de carbone, par exemple. On prendrait la valeur sociale de la tonne de carbone, on la multiplierait par dix pour obtenir une somme en euros que l’on convertirait ensuite en monnaie locale pour obtenir un apport monétaire contre un certificat carbone.

Dans sa contribution, Michel Aglietta évoque la nécessité d’une instance internationale, comme un nouveau Fonds monétaire international (FMI) pour fixer et contrôler la valeur sociale du carbone. Pour les monnaies locales, qu’est ce que cela nécessiterait ?

Aujourd’hui, les monnaies locales sont principalement utilisées par des particuliers qui, par conviction, se rendent dans des bureaux de change pour convertir des euros en sols-violettes, par exemple, avant de faire leurs courses. Les professionnels ont beaucoup de difficultés à les utiliser pour payer leur fournisseurs. Pourtant, les monnaies locales peuvent aller encore plus loin et encourager la transition énergétique. Pour cela, il faut encourager leur utilisation, en permettant leur usage électronique notamment. C’est la première étape. Ensuite, les monnaies locales sont portées par des citoyens. C’est très bien, mais les connexions aux collectivités sont réduites, ce qui limite leur impact. Il faudrait que les associations qui portent ces monnaies soient remplacées par des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) dans lesquelles on trouverait les salariés de la SCIC, des citoyens, des partenaires financiers, mais aussi des collectivités locales et territoriales. C’est le meilleur moyen d’éviter que les citoyens soient dépossédés de leur initiative tout en intégrant les monnaies locales dans une logique de politiques publiques. Plus puissantes, les monnaies pourraient alors servir à investir au lieu de se limiter à des achats militants.

Pour que le mécanisme fonctionne, il faut que les monnaies locales aient un certain poids. En est-on loin aujourd’hui ?

En France, c’est l’Eusko, la monnaie du Pays Basque qui est la plus aboutie. Il en circule l’équivalent de 350 000 euros environ, ce qui est déjà pas mal ! A chaque fois qu’un Eusko est converti en euro, Herrikoa, une société de capital-risque abonde un fonds qui sert à soutenir des projets à dimension sociale, éthique et environnementale. Une dizaine de milliers d’euros ont déjà été distribués, ce qui est bien, mais tout de même limité. De manière générale, les monnaies locales manquent de connexions avec des structures de financement locale et solidaire. Les monnaies complémentaires manquent aussi d’appui des collectivités. Depuis juillet 2014, celles-ci peuvent percevoir les impôts ou les entrées de théâtre ou de piscine en monnaie locale. Et pourtant, à ma connaissance, aucune ne l’a proposé.

La proposition se focalise sur le carbone. N’est-ce pas réducteur ?

La transition écologique touche aussi à la biodiversité ou à la préservation des sols, mais la question du carbone est tellement grande et déterminante qu’il est essentiel de la prendre en compte. Si l’on arrive à connecter les monnaies locales à la valeur sociale du carbone, ce sera déjà un grand pas. Nous ne prétendons pas inventer un système miracle, mais ces propositions peuvent constituer de bonnes bases. Il appartient au ministère de les approfondir puis, éventuellement, de les soumettre au moment de la COP21.

Selon Michel Aglietta, la valeur sociale du carbone pourrait devenir le nouvel étalon universel des pays engagés au sein de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Y croyez-vous ?

La valeur sociale du carbone n’est pas palpable comme pouvaient l’être des lingots d’or. Mais il ne faut pas oublier que, dans les faits, les lingots d’or circulaient peu, hormis en temps de guerre quand on cherchait à les protéger. Remplacer l’or ou le dollar par une valeur qui tiendrait compte du changement climatique, pourquoi pas ? L’idée a le mérite de rendre une stabilité à un système qui n’en a pas et surtout de le rendre compatible avec une environnement dans lequel les ressources ne sont pas infinies. Nous venons de traverser de grosses crises et nous en connaîtront surement d’autres. Voyons-les comme des opportunités : elles nous offrent la possibilité de repenser les systèmes.

Compte rendu de l’assemblée générale

Rapport moral – Rapport d’activité 

AG du 28 mars 2015

Analyses – forces et faiblesses – projets

 Deux espaces ont été créés par le Collectif Citoyen :

Un espace avec mission espace public informatique : cet espace a évolué vers un espace de vie sociale intégrant des activités d’accueil, des activités culturelles, de partage de savoirs et un partages des lieux avec les associations qui le souhaitent

Un espace installé aux HLM de Dieulefit à vocation culture, informatique et solidarité

Ce sont des constructions collectives de tous les acteurs qui souhaitent promouvoir des actions solidaires : Commune, Communautés de communes, département, région, associations solidaires

  1. Nous avons été des promoteurs de cette innovation en ouvrant en 2005, un espace d’accès aux TIC pour les populations fragiles à l’ancienne poste. La mairie finançait le lieu accessible et la connexion internet.
  2. Nous avons construit un dossier d’une grande complexité et obtenu un label « Espace Public Internet » inauguré par tous les partenaires en 2009, ce qui représenta une reconnaissance de notre travail ;
  3. Nous avons su diversifier nos pratiques en travaillant en direction de toutes les populations qui nous sollicitent et nous sommes en mutation vers un espace de vie sociale intégrant l’informatique, les activités culturelles et de partage de savoirs et de savoir faire.
  • Accueil de populations précaires 
  • Accueil de demandeurs d’emploi
  • Accueil de Touristes ( forte demande – billets en ligne – avions – connexions)
  • Personnes handicapées (ateliers au Bastidou et reconnaissance)
  • Personnes âgées : atelier EPHAD
  • Personnes en recherche d’échange et de solidarité (thé et cafés offerts)
  • Accompagnement pour les recherches et services en ligne
  • Aide aux devoirs depuis 2014
  • Ateliers enfants depuis 2014 aux HLM des Reymonds
  • Ciné citoyen dans les écoles
  • Formation aux TIC dans les locaux du collectif citoyen ou en itinérance

 Nous avons noué des partenariats avec des structures officielles.

  • Avec la DDT pour les télé déclarations PAC
  • Avec la CAF pour les projets solidaires
  • Avec l’ADIL26 qui tient désormais des visio-permanences à l’EPI (en remplacement de leur permanences physique)
  • Avec le CEDER concernant les énergies renouvelables avec qui nous menons un travail collaboratif et qui tient ponctuellement des permanences et des visio-permanences

 Nous avons essaimé nos pratiques dans les villages du canton et les institutions.Nous avons construit un pôle de formation pour les personnes débutantes et les ateliers sont fort suivis, notamment par les personnes âgées.

Nous prenons en charge la formation TIC de la maison de la céramique

 Qui finance ?

Nous avons formé un animateur et pour lequel la recherche de financement est importante.

Le collectif loue ses locaux à un bailleur privé et le local des HLM est mis à disposition par la DRH

Depuis 2010 Les cofinancements sont les suivants : Europe, Région, Département

En 2012 fin des financement Européens, et début du soutien de la communauté de commune et de la commune.

En 2014 fin des financement départementaux ce qui précarise la structure qui ne peut pas devenir autonome fonctionnant sur une quasi gratuité, les populations fragiles étant les plus nombreuses

 Les difficultés relevées

Difficultés financières

La Région a décidé de se désengager du financement du fonctionnement des EPIS, qui, selon les Elus Régionaux, relève de la communauté de commune et de la commune.

Néanmoins, nous avons plaidé notre cause, et obtenu un soutien Régional pour les activités innovantes mises en places pour ces espaces à vocation culturelle et sociale de Dieulefit (sur la partie animation mais pas pour le fonctionnement)

Le département a confirmé un engagement possible pour 2016 si nous devenons tiers lieu : un tiers lieu est une espace de travail partagé et c’est la raison pour laquelle nous avons du déménagé pour répondre à ces nouvelles exigences. Mais pas de soutien en 2015 et les incertitudes perdurent pour 2016.

 Difficultés liées à l’emploi : Nous avons salué la qualité de l’investissement des différents partenaires (deux films de qualité ont été réalisés cette années)

Le principe des contrats aidés est une aide précieuse, mais impose un turn-over des animateurs qui nous est préjudiciable

 L’EVS au quotidien : les espaces deviennent des espace de vie social

Ateliers hebdomadaires

20 personnes en formation

10 personnes aux ateliers handicap ( culture création informatique)

6 personnes aux ateliers EPAHD

24 enfants inscrits aux ateliers HLM

Une trentaine de classes visitées chaque année (ciné-citoyen)

Ces ateliers rendent service à la population du territoire : Dieulefit, La Bégude de Mazenc, Cléon d’Andran, Pont de Barret, et au Bastidou. Prochainement à Bourdeaux

 

Connexions

Nous avons environ 2000 connexions à l’année,

Nous avons une partie de nos adhérents fragilisés pour qui l’EPI est un service essentiel (leur témoignage est disponible à l’EPI). C’est un lieu de discussions et d’échanges où des relations, se nouent.

Très forte fréquentation en été : touristes en recherche de billets de train d’avion communications professionelles

Nous avons sur ce lieu plusieurs « travailleurs indépendants » pour qui l’EPI est un outil pour construire leur projet professionnel (mise en page, impressions etc.) et qui sont en demande de formation.

Services EPI

Nous imprimons pour le public environ 3000 documents par an.

Nous pratiquons des tarifs bas pour être accessible à tous !

Nos services sont uniques et ne concurrencent aucune autre structure

Tous les services en ligne sont assurés

 Nos attentes

Stabiliser la structure : il est indispensable de pérenniser notre structure qui diversifie en permanence ses pratiques afin de mieux répondre aux demandes de nos usagers, sur la durée. Veiller à la cohérence du projet.

Nous fonctionnons avec des emplois aidés et un budget global de 26 000 euros ce qui représente le coût d’un emploi temps plein au SMIG. Nous ne pouvons donc pas accueillir, chauffer, animer, former des internautes sans emplois aidés.
Ceci impose un changement d’animateur tous les deux ans qui pénalise la structure.

Il est indispensable que les élus des territoires concernés envisagent la stabilisation de ce poste, comme ce fut le cas pour les bibliothèques, car ces espaces de vie sociale sont devenus indispensables au public.

Amplifier la relation famille et association via l’aide aux devoirs : nous constatons une meilleure implication via la fête des voisins et une faible implication autour de l’aide aux enfants. Nous allons rencontrer une à une les familles

Une note d’espoir :

Le comité interministériel de modernisation de l’action publique vient de dessiner les grandes orientations pour les 5 années à venir.

Nous avons la satisfaction de constater que la généralisation des TIC sur les territoires et l’accompagnement des usagers dans une logique de gratuité et de solidarité est une orientation phare de ces nouvelles dispositions.

Ces structures vont devenir importantes et les financements devraient donc se stabiliser. 

 

Immigration : appel à solidarité

Texte de  Anne Beaumanoir, Résistante, Juste parmi les nations, Chevalier de la légion d’honneur

Le Collectif citoyen s’associe pleinement à cette initiative

DANS LE PAS DES JUSTES   DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DE DIEULEFIT – BOURDEAUX (Drôme)

Devant la catastrophe humanitaire qui sévit, nous, signataires de cette pétition adressée aux élus de la communauté de communes de Dieulefit – Bourdeaux, considérons de notre devoir de citoyens attachés aux Droit de l’Homme de demander que tout soit mis en œuvre pour apporter une aide aux migrants en détresse du fait d’événements qu’ils ne maitrisent pas.

Nous pensons que l’histoire de notre  région dans les heures sombres de l’occupation durant la Seconde guerre mondiale place nos représentants dans l’obligation d’agir comme le firent dans d’autres circonstances les « Justes  parmi les Nations » de Dieulefit et de ses environs dont nous sommes fiers. Aujourd’hui se montent des murs, des colonnes de familles en fuite sont dirigées en train vers des camps précaires et indignes, autant d’images insoutenables hélas déjà vues.

Nous espérons que les conseils municipaux de la  communauté de communes trouveront avec les citoyens des moyens concrets pour venir en aide aux réfugiés en pérennisant ainsi notre tradition d’accueil. Les français ont toujours su se retrouver autour de leurs valeurs fondamentales pour de grandes causes.

Nous demandons donc à nos élus d’approuver notre initiative en lançant un appel à leurs instances nationales et européennes mais aussi à nos concitoyens : répertorier les hameaux désertés, recenser les lieux de vie à l’abandon, créer un réseau de solidarité d’hébergement temporaire ou définitif à offrir aux réfugiés sans considération de nationalité  et de religion.

Il s’agit aujourd’hui d’humanité : c’est l’affaire de tous et de chacun.

Anne Beaumanoir

Résistante, Juste parmi les nations

Chevalier de la légion d’honneur

 

Si j’étais une migrante

Si j’étais une migrante

Si demain j’étais assez désespérée pour abandonner mon ancienne vie, partir sans rien, partir sans eux.

Si demain j’étais si effrayée que je remettais mes économies,  ma vie et celle de mon fils entre les mains d’escrocs, sachant très bien qui ils sont … mais sachant aussi qu’ils sont peut-être notre dernier espoir.

Si demain, à bout de force, je décidais de tenter le tout pour le tout et de voyager entassé dans un camion ou dans un bateau surchargé.

 Si je décidais de risquer encore une fois la vie de mon fils, de le faire marcher sur des kilomètres, de le pousser jusqu’à ses dernières forces parce que je pense qu’il y a un espoir ailleurs …

Si demain j’étais une migrante que ressentirais-je si, une fois arrivée là où la mort n’est pas la seule option, j’étais reçu comme une moins que rien ? Et mon enfant, comment le vivrait-il ?

Comment pourrais-je encore lui faire croire qu’une vie meilleure nous attend ? 

Se rendent t-ils compte, assis dans leur fauteuils, devant leur télévision, de tout ce que nous avons enduré ?

Peuvent-ils imaginer cette peur qui prend aux tripes, l’effroi quand les premières morts surviennent, l’impression d’être vidé de toute substance quand la chair de sa chair commence à montrer des signes de faiblesse.

Puis, les larmes de joie en voyant la « terre promise », parce que nous sommes enfin arrivés, mais surtout parce que nous sommes encore vivants.

Je ne veux pas leur voler leur pays, leur travail, leur bien-être.

Je ne leur demande rien d’autre que de voir mon fils grandir, en sécurité et en bonne santé. 

Je ne demande pas la charité, je demande juste de l’aide, un avenir.

D’un Humain à un autre.

 

 

Ateliers citoyens septembre 2015

 

      A tous les adhérents et sympathisants

Cher(e)s ami(e)s,

 Le Conseil d’administration a décidé de fermer l’EPI dans la période du 1er au 15 septembre. Cette décision est motivée principalement par des raisons de moyens financiers et humains.

 Nous devrons désormais faire des choix en matière d’emploi, et nous avons aussi à réfléchir sur nos actions sociales, culturelles : quels publics nous ciblons, quels services nous pouvons mettre en place.

 Pour décanter ces problématiques, le CA propose de tenir, dans la durée de la fermeture des locaux du Collectif, des ateliers thématiques de réflexion sur nos pratiques, leur devenir et les enjeux que nous poursuivons dans notre cité en fonction de nos statuts.

Ils devraient aboutir à la définition des axes de développement de notre association et à la répartition des responsabilités, chaque projet faisant l’objet d’une prise en charge par un membre du CA ou un animateur.

 Ces ateliers sont ouverts à tous, le CA arbitrera des choix en prenant en compte l’ensemble des propositions. A l’issue de ces ateliers, le CA sera ouvert une fois par mois à tous ceux qui peuvent participer aux activités.

 Les thèmes à travailler : à raison de 2 heures par jour (9h30 café solidaire, 10h – 12h séance de travail). Local de l’EPI, 45 rue du Bourg :

Jeudi 3 septembre :

Actions citoyennes, locales, nationales, européennes :

Citoyenneté et participation à la vie de la cité dans tous les domaines (services publics, santé, urbanisme….)

Vendredi 4 septembre :

Enfance et citoyenneté :

L’éveil aux valeurs citoyennes, les activités éducatives, les ateliers HLM, partenariat avec d’autres structures, activités culturelles…

Lundi 7 septembre

Rencontres citoyennes :

La conception du forum, les orientations, les financements, le partage des tâches .

Mardi 8 septembre :

Ecologie – climat :

Quelles participations à la conférence Climat, mobilisation des habitants sur de nouvelles pratiques, mieux se nourrir demain, gestion des pollutions

Mercredi 9 septembre

Créations solidaires :

Ateliers citoyens à l’hôpital, à l’EPI, ateliers handicap, jardins solidaires, aide aux devoirs.

Jeudi 10 septembre

Collectif finances – Emplois :

Quels moyens pour faire vivre l’activité et protéger les emplois.

Quelle que soit l’implication actuelle de chacun(e), nous aurons bientôt le plaisir de travailler ensemble sur l’un ou plusieurs de ces thèmes.

A tous salutations citoyennes du Conseil d’Administration.