Chansons écolo poétiques

Lucie Galibois et l’équipe du Collectif Citoyen travaillent chaque année dans les écoles autour de 4 thématiques : la citoyenneté,  l’écologie, les pièges d’internet à déjouer quand on est enfant  et les enjeux du bien vivre ensemble.
Pas de discours, mais des films de FOLIMAGE de grande qualité,  des ateliers sur la biodiversité et aujourd’hui des chansons réalisées à partir des mots d’enfants : les chansons écolopoétiques de Lucie

Découvrez-les, chantez-les

présentation chansons éco-poétiques

chanson pour faire briller le soleil texte

lucane

Ma planète n’est-elle qu’un rêve_

ma planète n’est-elle qu’un rêve texte

Une civilisation veut naître


18 juin 2015 |      Par Edgar Morin

Nous vivons dans une civilisation où la domination de l’intérêt (personnel et/ou matériel) du calcul (dont les chiffres ignorent le bonheur et le malheur) du quantitatif (PIB, croissance, statistiques, sondages) de l’économique, est devenu hégémonique. Certes, il existe de très nombreux oasis de vie aimante, familiale, fraternelle, amicale, ludique qui témoignent de la résistance du vouloir bien vivre ; la civilisation de l’intérêt et du calcul ne pourront jamais les résorber. Mais ces oasis  sont dispersés et s’ignorent les uns les autres. Toutefois, des symptômes d’une civilisation  qui voudrait naitre, civilisation du bien vivre, bien qu’encore dispersés, se manifestent de plus en plus.
Notons, sur le plan économique, l’économie sociale et solidaire où renait l’élan des mutuelles et coopératives, les banques à micro-crédit, l’économie participative, l’économie circulaire, le télé travail, l’économie écologisée dans la production d’énergie, la dépollution des villes, l’agro-écologie prônée par Pierre Rabbi et Philippe Desbrosses,  qui nous indiquent la voie d’un refoulement progressif d’une économie vouée au seul profit.
Ainsi seraient progressivement refoulées, sur le  plan vital de l’alimentation, l’agriculture industrialisée (immenses monocultures qui stérilisent les sols et toute vie animale, porteuses de pesticides et fournisseuses de céréales, légumes, fruits standardisés privés de saveur) l’élevage industrialisés en camps de concentrations pour bovins, ovins, volailles  nourris de déchets, engraissés artificiellement  et surchargés d’antibiotiques) Ce qui serait  en même temps la progression d’une agriculture  et d’un élevage fermiers ou bios, qui, avec le concours des connaissances scientifiques actuelles, revitaliserait et repeuplerait les campagnes et fournirait aux villes une nutrition saine.
Le développement des circuits courts, notamment pour l’alimentation, via marchés, Amaps, Internet,  favorisera nos santés en même temps que la régression de l’hégémonie des grandes surfaces, de la conserve non artisanale, du                                           surgelé.
Sur le plan social et humain, la nouvelle civilisation tendrait à restaurer des solidarités locales ou instaurer de nouvelles solidarités (comme la création de maisons de la solidarité dans les petites villes et les quartiers de grande ville).
Elle stimulerait la convivialité, besoin humain premier qu’inhibe la vie rationalisée, chronométrée, vouée à l’efficacité. Ivan Ilitch avait annoncé dès 1970 ce besoin de nouvelle civilisation et le mouvement convivialiste, animé par Alain Caillé répand le message en France et au-delà de nos frontières.
Il s’agit  d’un élément majeur pour une réforme existentielle. Nous devons reconquérir un temps à nos rythmes propres,  et n’obéissant plus que partiellement à la pression chronométrique. Le slow food, mouvement de fond lancé par Pertini pour réduire la fast food, et restaurer les plaisirs gastronomiques, s’accompagne d’une réforme de vie qui alternerait les périodes de vitesse (qui ont des vertus enivrantes) et les périodes de lenteur (qui ont des vertus sérénisantes). Nous obéirions successivement  aux deux injonctions qu’exprime excellemment la langue turque : Ayde (allons, pressons), Yawash (doucement, mollo).
La multiplication  actuelle des festivités et festivals nous indique clairement nos aspirations à une vie poétisée par la fête et par la communion dans les arts, théâtre, cinéma, danse. Les maisons de la culture  trouvent de plus en plus une vie nouvelle.
Nos besoins personnels ne sont pas seulement concrètement liés à notre sphère de vie. Par les informations de presse, radio, télévision nous tenons, parfois inconsciemment, à participer au monde. Ce qui devrait accéder à la conscience, c’est notre appartenance à l’humanité, aujourd’hui interdépendante et liée dans une communauté de destin planétaire. Le cinéma,  qui  a cessé d’être un produit d’Occident seul, nous permet de voir des films iraniens, coréens, chinois, philippins, marocains, africains et, dans la participation psychique à ces films, de ressentir en nous l’unité et la diversité humaine.
La réforme de la consommation serait capitale dans la nouvelle civilisation. Elle permettrait une sélection éclairée des produits selon leurs vertus réelles et non les vertus imaginaires des publicités (notamment pour la beauté, l’hygiène, la séduction, le standing) qui  opérerait  la régression des intoxications consuméristes (dont l’intoxication automobile). Le  gout, la saveur, l’esthétique guideraient la consommation, laquelle en se développant, ferait régresser l’agriculture industrialisée, la consommation insipide et malsaine, et par là la domination du profit capitaliste.
Alors que les producteurs que sont les travailleurs ont perdu leur pouvoir de pression sur la vie de la société, les consommateurs, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, ont acquis un pouvoir qui faute de reliance collective, leur est                                           invisible, mais qui pourrait une fois éclairé et éclairant, déterminer une nouvelle orientation non seulement de l’économie (industrie, agriculture, distribution) mais de nos vies de plus en plus  conviviales
Pa ailleurs, la standardisation industrielle a créé en réaction un besoin d’artisanat. La résistance aux produits à obsolescence programmée (automobiles, réfrigérateurs, ordinateurs, téléphones portables, bas, chaussettes, etc)  favoriserait un néo-artisanat. Parallèlement l’encouragement aux commerces de proximité rehumaniserait considérablement nos villes. Tout cela provoquerait du même coup une régression de cette formidable force techno-économique qui  pousse à l’anonymat, à l’absence de relatons cordiales avec autrui, souvent dans un même immeuble.
Enfin une réforme des conditions du travail serait nécessaire au nom même de cette rentabilité qui  aujourd’hui produit mécanisation des comportements, voire robotisation, burn out, chômage qui ont diminué en fait la rentabilité promue.
En fait la rentabilité peut être obtenue, non par la robotisation des comportements mais par le plein emploi de la personnalité et de la responsabilité des salariés. La réforme de l’Etat peut être obtenue, non par réduction ou augmentation des effectifs, mais par débureaucratisation, c’est à dire communications entre les compartimentés, initiatives, et relations constantes en feed back entre les niveaux de direction et ceux d’exécution.
Enfin, la nouvelle civilisation demande  une éducation  où serait enseignée la connaissance complexe, qui  percevant les aspects multiples, parfois contradictoires d’un même phénomène ou même individu, permet une meilleure compréhension  d’autrui et du monde. La Compréhension d’autrui serait elle même enseignée, de façon à réduire cette peste  psychique qu’est  l’incompréhension,  présente en une même famille, un même atelier, un même bureau. Y seraient enseignées les difficultés de la connaissance, qui comporte risque permanent d’erreur et d’illusion, y serait enseignée la compléxité humaine. Bref une réforme radicale à tous niveaux de l’éducation permettrait à celle ci d’enseigner à vivre autonome, responsable, solidaire, amical.
Comme les pièces dispersées au hasard d’un puzzle, les ferments premiers de la nouvelle civilisation  travaillent ici et là, font ici et là lever la pâte nouvelle. Les besoins inconscients d’une autre vie commencent alors à passer à la conscience.  Des oasis de convivialité, de vie nouvelle se sont créés, parfois c’est une municipalité animée d’un nouvel esprit, comme à Grenoble qui anime le mouvement. En vérité la civilisation du bien vivre aspire à naitre, sous des formes différentes, déjà sous ce label en Equateur où existe un ministère du bien vivre.
Ce sont des petits printemps qui bourgeonnent, et qui risquent la glaciation ou le cataclysme. Avant la guerre, c’était sur le plan des idées qu’une nouvelle civilisation se cherchait sous  des noms divers, avec les écrits d’Emmanuel Mounier, Robert Aron, Armand Dandieu, Simone Weil et autres, elle cherchait à sortir d’une  impuissance qui n’avait pas évité la crise économique, de la double menace du fascisme et du communisme stalinien, et cherchait la troisième voie. La troisième voie fut écrasée dans l’œuf par la guerre.
Aujourd’hui, il s’agit de changer de voie, d’élaborer une nouvelle voie et cela dans et par le développement de la nouvelle civilisation, qu’incarnent déjà tant de bonnes volontés de tous âges de femmes d’hommes, et qui dessine des nouvelles formes dans les oasis de vie. Mais  les forces obscures et obscurantistes énormes de la barbarie froide et glacée du profit illimité qui dominent la civilisation actuelle progressent encore plus vite que les forces de salut, et nous ne savons pas encore si celles ci pourrons accélérer et amplifier leur développement. Socialisme ou barbarie disait-on autrefois ; aujourd’hui il faut comprendre l’alternative : nouvelle civilisation ou barbarie.

Le film réalisé par les enfants des HLM avec le collectif citoyen

Le 18 juillet fut un beau jour de fête 

ce fut l’ouverture du festival de marionnettes de Déborah Maurice

A cette occasion les enfants des HLM ont présenté  le film qu’ils ont réalisé avec une équipe de professionnels dont Déborah qui nous a accueillis.

une belle jurée et un moment de fierté pour les enfants des « CREAMONTS de Couleur « ( nom de notre groupe)

L’équipe

Mariette Cuvellier Contes et Lectures : Présidente du collectif Citoyen

Christelle Lecler : Animatrice et coordinatrice

Claire Gilson Association Les Arts Décollent : arts plastiques et culture artistique

Déborah Maurice Compagnie Samildanach : Atelier de Marionnettes d’ombres

 Les artistes de la Compagnie « Le Complexe du Crabe »

Jenny Lauro Mariana : Création d’un scénario 

Enki Mauchrétien : Montage et réalisation du film

Jules Faberes : Création des décors

Il fallait bien toute cette belle équipe pour travailler pendant un an autour d’un film d’animation, car les enfants ont travaillé tous les aspects de cette création de la réalisation plastique, en s’enrichissant des oeuvres d’artistes reconnus, en se familiarisant avec  la réalisation d’un scénario, comme à la mise an forme d’un texte en story board.

Puis, il était important de créer les lieux, les personnages et de les faire vivre, mais aussi de leur offrir des dialogues et créer des effets sonores.

Ces parcours sont de vrais parcours culturels, avec de professionnels qui sont rémunérés.

C’est bien différent des ateliers occupationnels centrés sur la garderie qui n’enrichissent pas suffisamment les enfants.

Ce sont des rêves, des passions, avec des exigences qui sont offerts aux enfants et structurent leur avenir : ils découvrent l’importance de la cohérence des travaux pour aboutir à un produit fini, l’importance du suivi des actions.

Certains d’entre eux rêvent déjà de devenir artistes, écrivains ou cinéastes et ce sont ces moments de richesses partagées qui ont donné sens à leur avenir

Merci à tous.

Merci à nos soutiens : la DRAC, la Communauté de commune, la Région, le Département

Merci à l’office HLM (Drôme Aménagement Habitat qui nous fait confiance et nous offre les lieux pour les ateliers culturels

 

Rendez vous pour ce film à 10H30 au festival d’estampes.

Flyers programme

Un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté

En France, plus de 3 millions d'enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles selon l'UNICEF.

L’Unicef dresse un bilan alarmant. En France, plus de 3 millions d’enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles et 140 000 arrêtent l’école chaque année, s’alarme le Fonds des Nations unies pour l’enfance dans un rapport rendu public mardi 9 juin.

Entre 2008 et 2012, 440 000 enfants supplémentaires ont plongé, avec leurs familles, dans la pauvreté, avance encore cette étude réalisée sur les moins de 18 ans, intitulée « Chaque enfant compte. Partout, tout le temps » et qui met en lumière les zones d’ombre de l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). La France, comme tout Etat l’ayant ratifié, est tenue de rendre compte, tous les cinq ans, de l’effectivité de ses engagements internationaux et des actions entreprises pour la mise en œuvre de la CIDE, rappelle l’Unicef.

« Notre rapport [remis aux experts du Comité des droits de l’enfant] est un cri d’alarme qui doit pousser les autorités à agir d’urgence et de manière plus efficiente pour chaque enfant », insiste Michèle Barzach, présidente d’Unicef France.

« Situations indignes »

« En dépit d’efforts considérables (…), la France échoue en partie à l’égard de l’enfance et de la jeunesse et ce sont les plus fragilisés par la pauvreté, l’exclusion sociale, les discriminations, mais aussi par cette période si particulière qu’est l’adolescence, qui en payent le plus lourd tribut », poursuit Mme Barzach dans ce rapport, qui dénonce notamment « la situation inacceptable des enfants migrants non accompagnés et/ou vivant en bidonvilles ». Privés de leurs droits fondamentaux, victimes de discriminations, ces mineurs isolés étrangers « comptent parmi les plus vulnérables ». Cela conduit « à des situations indignes », alerte Mme Barzach, comme la traite des êtres humains.

Autre sujet de « forte inquiétude et de déception », l’abandon d’une réforme d’envergure de la justice pénale pour mineurs. Le glissement de celle-ci vers celle des adultes opéré dans les années 2000 est en contradiction avec les principes de la CIDE et l’esprit de l’ordonnance de 1945, souligne le rapport. Les tribunaux correctionnels pour mineurs n’ont ainsi toujours pas été supprimés, malgré les promesses gouvernementales. L’Unicef France demande par ailleurs qu’un seuil de responsabilité pénale soit fixé, à l’âge le plus élevé possible, sans exception prévue, et assorti d’un critère complémentaire de discernement.

Le rapport fustige également le système éducatif français, qui « creuse les inégalités », ainsi que les disparités territoriales « de plus en plus marquées, particulièrement criantes en France ultra-marine »« La stratégie globale pour l’enfance n’existe toujours pas » en France, déplore Mme Barzach. Il n’y a pas de véritable politique publique de l’enfance et de l’adolescence consolidée et articulée, ni de mécanisme de suivi et d’évaluation à la hauteur. « Nous pourrions faire beaucoup mieux avec les mêmes moyens », conclut la présidente.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/09/droits-de-l-enfant-les-echecs-de-la-france_4649967_3224.html#kFG2glm77VzzX6a7.99

Les débats électoraux et parole aux élus

Le Collectif Citoyen organise depuis 14 ans des débats électoraux, sociaux ou politiques

Objectif : permettre à tous de faire des choix étayés en matière de politique en se mettant à l’écoute de toutes les tendances politiques qui travaillent autour des valeurs républicaines et  qui présentent des projets.

Nous sommes un mouvement horizontal qui regroupe des personnes de toutes tendances politiques et cette diversité de points de vue doit être respectée
Tous les candidats sont invités lors des élections et lors des dernières élections départementale une invitation a été lancée pour toutes les réunions publiques des listes alternatives, socialistes et UMP.

 

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Les élus sont aussi invités à prendre la parole dans nos émissions  radio et là encore la diversité est assuréeP1060050

Les ateliers des rencontres citoyennes

Les ateliers que nous mettons en place ont pour objectif de réfléchir sur d’autres manières de faire d’agir sur notre territoire.
L’idée fondamentale :  penser est une bonne chose, mais agir, innover, mettre en place des actions solidaires qui dynamisent le lien social, c’est encore mieux !

Notre société doit évoluer vers plus de lien social, plus d’écologie qui sont les deux points faibles du développement actuel et cela ne se fera que si ces secteurs sont revisités concrètement.

Nous avons ouvert des ateliers : voici quelques exemples

– Vieillir autrement et travail autour des directives anticipées avec le docteur Cerruetto

– Deux ateliers autour du compostage avec christian Lenthelme

– Atelier autour de l’engagement avec annette Beaumanoir chercheur et résistante

– Atelier et fil autour de rené Bruce sur la résistance à Dieulefit `

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